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Licenciés à cause de Facebook à tort ?

Deux salariés, licenciés après avoir critiqué leur employeur sur Facebook, l'assignent devant les Prud'hommes ce vendredi.

Deux salariés, licenciés après avoir critiqué leur employeur sur Facebook, l'assignent devant les Prud'hommes ce vendredi. - -

Deux salariés, licenciés après avoir critiqué leur employeur sur Facebook, l'assignent devant les Prud'hommes ce vendredi. Question posée: une discussion sur un réseau social est-elle privée ou publique ?

Le Conseil des Prud'hommes de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) étudie ce vendredi le cas de deux des trois salariés mis à la porte après avoir critiqué leur direction, au cours d'une discussion sur le réseau social Facebook.

Un soir de 2008, trois salariés de l'entreprise Alten (conseil en informatique) entament une discussion, par messages interposés, sur leur page Facebook. Ils y critiquent leur hiérarchie et se plaignent de leur condition dans l'entreprise. Mais un de leurs collègues, qui est connecté à ce moment là, lit l'échange. Il décide alors d'enregistrer les propos avant de les envoyer à son employeur.

Sanction immédiate, les trois salariés mécontents sont mis à la porte pour « incitation à la rébellion et dénigrement de l'entreprise ». Depuis, deux d'entre eux sont en procédure pour obtenir réparation. Ils estiment que leur vie privée a été bafouée et dénoncent la délation dont ils ont été victimes. L'entreprise, elle, persiste dans sa décision. Elle considère que ce type de discussion est public.

L'affaire devait être tranchée en mai dernier, mais le Conseil des Prud'hommes n'avait pas réussi à départager les deux camps.