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Les propos racistes sur Facebook supprimés en 24 h en Allemagne?

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- - AFP

Le gouvernement allemand aurait obtenu du réseau social ainsi que de Google et Twitter qu’ils soient plus fermes et réactifs vis-à-vis des commentaires anti-étrangers.

L’Allemagne est en passe d’accueillir plus d’un million de réfugiés sur son sol cette année. Ce qui a provoqué la multiplication de messages à caractère raciste sur le web. Pour lutter contre ce discours de haine, le ministre de la Justice allemand, Heiko Maas, viendrait d’obtenir des trois géants américains Facebook, Google et Twitter qu’ils raccourcissent leur délai de réaction lorsqu’un message leur est signalé.

"Lorsque les limites de la liberté d’expression sont dépassées, quand il s’agit d’expressions criminelles, de sédition et d’incitation à commettre des infractions menaçant des gens, un tel contenu doit être supprimé", a déclaré Heiko Maas à l'agence Reuters. "Et nous sommes d’accord sur le fait que cette règle peut être appliquée dans les 24 heures", affirme-t-il.

Facebook attaqué de toute part outre-Rhin

Sale temps pour Facebook en Allemagne. Outre le saccage de ses bureaux à Hambourg, le réseau social doit faire face à une virulente campagne citoyenne contre lui depuis le mois d’octobre. Elle a commencé par une photo partagée par des milliers d’internautes montrant une femme aux seins nus, destinée à prouver que le réseau social censurait plus volontiers des corps déshabillés que des commentaires racistes.

Elle a continué avec l’intervention du gouvernement au mois de novembre, qui a lancé une procédure judiciaire contre Martin Ott, le directeur Facebook pour le Nord, le Centre et l’Est de l’Europe, accusé de rester passif face aux discours de haine.

Jusqu’à maintenant, Facebook s’appuyait sur l’aide du groupe FSM dont les membres volontaires modéraient les contenus postés par les utilisateurs. En s'engageant à réagir dans les 24 heures, le réseau social va devoir professionnaliser davantage sa procédure. Facebook n'a pour l'instant pas réagi.

AC avec Reuters