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La veuve de Steve Jobs aurait tout fait pour empêcher le film de Danny Boyle

Feu Steve Jobs accompagné de sa femme Laurene Powell

Feu Steve Jobs accompagné de sa femme Laurene Powell - Alexandra Wyman / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Laurene Powell Jobs a refusé de collaborer au film retraçant la vie de son époux et a même fait pression sur le studio Universal. Comme le vice-président senior d’Apple Eddy Cue.

Cruel et inhumain. C’est ainsi que serait dépeint Steve Jobs dans le biopic éponyme qui sort ce 9 octobre aux Etats-Unis. C’est en tous cas ce que prétendent ses héritiers, et en première ligne sa veuve Laurene Powell Jobs qui aurait tout fait pour empêcher le long métrage de voir le jour, selon le Wall Street Journal. Elle aurait d’abord exercé des pressions sur Sony Pictures Entertainment qui a initialement développé le scénario avant d’abandonner le projet pour des raisons financières. Laurene Powell Jobs aurait ciblé ensuite Comcast Corporation (Universal Pictures), qui a produit le film pour 33,5 millions de dollars.

Ms Jobs a refusé de collaborer avec l'équipe du film

L’équipe du film affirme pourtant avoir tenté de collaboré avec Madame Jobs. Mais elle aurait décliné la proposition. « Elle a refusé de discuter de quoi que ce soit qui la dérangerait dans le scénario d’Aaron [Sorkin] malgré mes demandes répétées », a déclaré le producteur Scott Rudin au Wall Street Journal. Détestant le livre à l’origine du script -la biographie pourtant "autorisée" de Walter Isaacson- elle a considéré que tout film qui s’en inspirait ne pouvait être exact.

En désespoir de cause, Universal a proposé de lui montrer le biopic avant sa sortie. Mais le studio réclamait pour cela la signature d’un accord de confidentialité interdisant d’en discuter publiquement jusqu’à sa sortie. Elle a refusé.

Laurene Powell Jobs n’est pas la seule à avoir combattu le film. Tim Cook l’a critiqué durement sans l’avoir vu sur le plateau du Late Show de Stephen Colbert. A tel point qu’une polémique s’en est suivie avec le scénariste Aaron Sorkin.

Le vice-président senior d’Apple Eddy Cue aurait, lui aussi, tenté de faire pression sur plusieurs dirigeants d’Hollywood pour contrer Universal. Il a également exprimé son mécontentement au sujet du documentaire Steve Jobs : l’homme dans la machine, au mois de mars dernier, accusant le réalisateur d’avoir dressé un portrait inexact et mesquin de son ami.

Amélie Charnay