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L'appli mobile StopCovid a été testée en avant-première par 60 militaires

L'appli StopCovid  sera l'objet d'un vote au Parlement le 27 mai.

L'appli StopCovid  sera l'objet d'un vote au Parlement le 27 mai. - Ludovic Marin-AFP

L'application StopCovid, destinée à tracer les contacts des personnes positives au coronavirus, a été testée par 60 militaires à la demande des équipes en charge du projet, qui doit être débattu au Parlement cette semaine.

Le ministère des Armées a fait savoir que quelques dizaines de militaires ont testé en avant-première l'application mobile StopCovid. L'objectif de ces tests de terrain, désormais terminés, étaient de "vérifier le fonctionnement de l'application StopCovid et de mesurer, en conditions réelles, les résultats de la détection de proximité dans différentes situations", a expliqué le ministère.

Cette application mobile (cf capture d'écran ci-dessous), dont le projet est soutenu par Cédric O, secrétaire d'État au Numérique, doit entrer en service le 2 juin pour accompagner la deuxième phase du déconfinement. Elle est censée permettre à chaque utilisateur qui apprend sa contamination de prévenir ceux qu'il a croisés dans les deux semaines précédentes, pour qu'ils puissent prendre leurs précautions (auto-confinement, tests...). Selon le gouvernement, "l’application est techniquement opérationnelle et les tests sont conclusifs."

Au total, 60 militaires se sont vu remettre des téléphones portables équipés de l’appli pour mettre en oeuvre différents scénarios (positionnement, déplacement…). Vingt-sept d'entre eux appartiennent au 12ème régiment de cuirassiers d'Olivet, dans la région d'Orléans, 27 autres au 3e régiment de hussards de Metz et 6 sont des personnels de l'armée de l’Air.

"La participation du ministère des armées à ces tests s’inscrit dans la continuité de toutes ses actions de soutien à la lutte contre l’épidémie", dans le cadre de l'opération Résilience, fait valoir le ministère. En outre, ces tests "exigent un respect du timing, le sens du collectif et de la discipline", soulignent les armées.

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Le développement du projet est piloté par l'Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique (Inria), sous la supervision du secrétariat d'Etat au Numérique.

Le Parlement se prononcera le mercredi 27 mai

Ce projet d'appli est critiqué jusque dans la majorité pour les risques concernant la vie privée des utilisateurs, même s'il est présenté comme ne dérogeant pas à la réglementation sur les données personnelles.

Le débat et le vote de l'Assemblée nationale sur le traçage durant le déconfinement, via Stopcovid, auront lieu mercredi 27 mai. Étant basée sur une participation volontaire, l'application ne devrait pas avoir besoin de base légale.

Frédéric Bergé avec AFP