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Il faut 9 heures pour lire les conditions d’utilisation du Kindle d’Amazon

Le cobaye australien qui a passé 9 heures à lire les conditions d'utilisation de la liseuse Kindle d'Amazon.

Le cobaye australien qui a passé 9 heures à lire les conditions d'utilisation de la liseuse Kindle d'Amazon. - -

Une association de consommateurs australienne a filmé le calvaire qu’il faut endurer pour venir à bout des termes et conditions de la liseuse américaine. Une façon de dénoncer les contrats parfois impossibles à lire des géants du web.

Lisez-vous chaque fois intégralement les conditions d’utilisation d’un service ou d’une appli avant d’y souscrire ? La réponse est non le plus souvent. Pourtant, elles réservent parfois des surprises de taille.

Choice, c’est l’équivalent de Que choisir en Australie. Ce groupement qui défend les intérêts des consommateurs a demandé à l’un de ses membres de lire intégralement devant une caméra les conditions générales d’utilisation de la liseuse Kindle d’Amazon. Résultat ? Près 8h59 de calvaire pour parvenir au bout des 73 198 mots du contrat, comme on peut le voir ci-dessous :

Un précédent en Norvège au mois de mai dernier

La vidéo est aussi drôle qu'inquiétante, puisque des clauses discutables s’y glissent, comme le fait que les plaintes soient résolues par un système d’arbitrage aux Etats-Unis et non dans le pays de l'utilisateur. Signalons que le sujet a déjà fait débat en France à plusieurs reprises notamment avec l'affaire du tableau l'Origine du monde. Un utilisateur de Facebook avait vu son compte censuré et avait poursuivi le réseau social. Ce dernier avait tenté de plaider la non compétence de la justice française pour statuer sur ce conflit, en vertu des conditions d'utilisation signé par l'internaute. Choice plaide en conséquence pour l’interdiction de ce type de conditions générales d'utilisation.

Ce n’est pas la première fois qu’une telle expérience est réalisée. L’année dernière au mois de mai, le conseil des consommateurs norvégiens avait passé plus de 32 heures à lire les 250 000 mots des conditions générales d’utilisation de trente applications mobiles populaires ! 

Amélie Charnay