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Google veut-il connecter les Etats-Unis avec ses ballons Loon ?

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La firme de Mountain View va tester une technologie sans fil au-dessus des États-Unis. Mais pour quoi faire?

Après avoir déployé des ballons du projet Loon au Sri Lanka et en Indonésie, Google s’apprête à envahir le ciel américain. D’après des documents du régulateur américain des communications, la FCC (Federal Communications Commission), la firme lancerait sous peu un test géant aux États-Unis.

Google a en effet demandé une licence pour expérimenter une technologie sans fil, dans les très hautes fréquences (ondes millimétriques), dans les 50 états américains ainsi qu’à Porto Rico. Ces tests se dérouleront à partir du 1er janvier 2016 sur une période de deux ans. L’avantage de ces très hautes fréquences est double: elles sont pour le moment très peu utilisées par d’autres services et offrent un débit similaire à celui de la fibre optique sans les coûts logistiques.

Si les documents de la FCC ne donnent aucune information sur les usages liés à cette nouvelle technologie à la demande de Google, on peut raisonnablement penser que la firme cherche de nouveaux moyens pour fournir un accès à Internet aux consommateurs et qu’ils sont liés aux ballons du projet Loon qui volent à une altitude de 60.000 à 90.000 pieds (18 à 27 km) au-dessus de la Terre. Même si ce projet était au départ conçu pour apporter Internet dans des régions reculées ou peu équipées, il a progressé et semble avoir été un peu modifié.

Plusieurs indices mènent à cette conclusion : le requérant auprès de la FCC est Astro Teller, autrement dit le patron de Google X, le laboratoire en charge, entre autres, du projet Loon. De plus, les documents notent que la dernière demande de Google pour une licence expérimentale avait été faite l’an dernier pour poursuivre des tests de ses ballons dans le Nevada.

Enfin, des documents récents de la FCC indiquent que Google a déjà effectué des tests sur les bandes de fréquences entre 71 et 76 GHz ainsi qu’entre 81 et 86 GHz. Celles-ci sont particulièrement appropriées pour transmettre de grandes quantités de données et fonctionnent très bien sur de courtes distances... moins sur de plus grandes. On imagine du coup plutôt Google utiliser ce réseau pour transférer des données d'un ballon à un autre, et utiliser des fréquences à plus longue portée pour communiquer avec le sol.

Cécile BOLESSE