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Google étendra les mesures techniques du "droit à l’oubli" en Europe la semaine prochaine

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Le moteur de recherche bloquera les résultats incriminés en détectant la position géographique de l’émetteur de la requête. Une procédure qui semble cependant facile à contourner. Explications.

Le géant américain Google va renforcer l’application du "droit à l’oubli" rendu obligatoire par les régulateurs européens en détectant le lieu d’émission de la requête, peu importe le domaine (.fr, .com, etc.) utilisé selon le blog européen officiel de l'entreprise.

Le droit à l’oubli consiste à demander à Google de retirer tel ou tel résultat de recherche de son moteur de recherche dans le cas où la dite information est "inadéquate, non pertinente, périmée ou excessive, et ne relevant pas de l’intérêt public". Ce genre de demande peut émaner autant de particuliers que d’entreprises qui auraient, par exemple, fait l’objet de campagnes de dénigrement, etc. Une procédure qui passe par l’émission d’un formulaire disponible ici et qui est traité manuellement par les équipes de Google.

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Jusqu’à présent, Google ne déréférençait les résultats que dans les moteurs de recherche européens: il suffisait de se rendre sur google.com pour voir réapparaître les liens infamants. Désormais, le moteur de recherche de Google se basera sur la position géographique supposée de l’émetteur de la requête et la censurera si celui-ci est basé en Europe.

Une mise à jour technique bienvenue mais qui semble pouvoir être facilement détournée par l’usage d’un VPN, un service qui permet à un utilisateur de passer par des serveurs situés aux quatre coins du monde pour dissimuler sa véritable localisation géographique.

Car si le blacklistage est possible comme en témoigne le feuilleton VPN VS Netflix, toute adresse IP blacklistée est remplacée par deux nouvelles. La réponse finale de Google sera-t-elle la désindexation définitive? La réponse au prochain round.