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Et si les drones devenaient les agents de sécurité du futur?

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- - そらみみ

Une start-up américaine propose de déléguer la surveillance nocturne d'entreprises, d'entrepôts ou, pourquoi pas, de résidences privées à des drones.

Les drones peuvent déjà suivre un sportif à la trace ou livrer des paquets… bientôt ils pourraient aussi surveiller des zones sensibles ou des espaces privés. La start-up Aptonomy pense que la surveillance par drones pourrait même à terme remplacer celle par des agents de sécurité et surtout coûter moins cher.

Le principe est simple. L’entreprise a équipé des drones au départ destinés à la photographie aérienne de manière à ce qu’ils puissent détecter toute intrusion humaine pendant leurs rondes. Chaque appareil fait environ un mètre d’envergure et est muni de capteurs, d’ampoules clignotantes rouges et bleues, d’un phare blanc et de deux haut-parleurs. Il embarque aussi une caméra permettant les prises de vue nocturne. Cette dernière pourra être remplacée par une caméra thermique pour repérer les intrus sur une plus grande distance, précise la start-up.

Pas d'arme à bord

Une fois équipés, ces drones sont programmés pour patrouiller dans une zone déterminée et s’approcher de toute personne entrant dans cet espace. Alors, les lumières du drone clignotent, le phare est orienté sur l’intrus et les haut-parleurs diffusent un avertissement incitant la personne à sortir de la zone. Le drone envoie en parallèle une alerte à un agent de sécurité, humain celui-là, qui peut prendre le contrôle de l’appareil et parler à l’intrus.

D'après le cofondateur d’Aptonomy, Mihail Pivtoraiko, ses drones seront capables d’entrer en action l’année prochaine. Pour le cas où vous vous poseriez la question, il ajoute qu’il n’est pas question d’armer ces drones. Si jamais l’intrus persiste, les engins continueront à le filmer et l’agent de sécurité du centre de contrôle préviendra la police. Mais le dirigeant espère que ces drones seront suffisamment intimidants, en particulier en pleine nuit, pour inciter les contrevenants à faire demi-tour.

Cette surveillance aérienne intéresse déjà plusieurs sociétés : une entreprise de construction participe ainsi aux tests et des raffineries étudient la question. Mais pour le moment, au-delà de l'autonomie des appareils, le principal frein au développement des activités d’Aptonomy est la réglementation américaine actuelle. Le pilote doit toujours avoir son engin en ligne de mire et les vols de nuit sont interdits. L’entreprise espère cependant obtenir une dérogation car ses drones fonctionneraient dans des zones privées.