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En Allemagne, Burger King accepte désormais les paiements en bitcoin

Burger King passe au bitcoin en Allemagne.

Burger King passe au bitcoin en Allemagne. - Drew Angerer / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

L'application mobile de Burger King a intégré la plus connue des cryptomonnaies comme moyen de paiement. Le changement n'est visible que pour ses utilisateurs allemands.

Après le burger végétarien, le paiement en bitcoins. En un mois, Burger King a annoncé coup sur coup deux innovations d'ampleur pour sa chaîne de fast-food. D'après le média spécialisé Coingape, l'entreprise autorise sur son application le règlement de menus en bitcoins, pour ses clients allemands ayant opté pour une livraison.

Depuis plusieurs jours, un B barré de quatre traits, le logo de cette cryptomonnaie, s'est invité sur l'application allemande aux côtés des plus classiques PayPal, Visa ou American Express. La chaîne a noué dans le pays un partenariat avec Lieferando pour son service de livraison à domicile. Or, cette entreprise propose le paiement en bitcoins parmi ses options, souligne Burger King auprès de BFM Tech. La société en a donc bénéficié par ricochet.

En 2017 déjà, en pleine bulle des cryptomonnaies, Burger King avait tenté une timide incursion dans le secteur. La société avait à l'époque lancé sa propre monnaie, le "Whopper Coin", uniquement en Russie. Cette devise avait vocation à récompenser les clients de l'enseigne à chaque achat d'un sandwich Whopper.

À quoi bon?

Réel intérêt pour les consommateurs ou simple moyen d'attirer les curieux? La possibilité de payer en bitcoins s'apparente avant tout pour Burger King à une opération de communication. "Il n'y a a priori pour les consommateurs pas d'urgence à pouvoir payer leur burger dans une autre monnaie que l'euro", explique Ouriel Ohayon, PDG de ZenGo (une start-up qui développe des porte-monnaies de cryptoactifs) en précisant que ce moyen de paiement se restreint à un certain type d'audience, comprenant aussi bien les détenteurs réguliers de bitcoins que les curieux ou étrangers ne disposant pas d'euros.

"Il reste intéressant qu'une marque d'une telle envergure décide de sauter le pas dans un contexte où beaucoup de questions autour de la régulation du secteur restent entières", complète-t-il. "Cela constitue un message à forte valeur symbolique, selon lequel il est possible et envisageable d'utiliser une monnaie numérique pour un produit de consommation courante".

L'intérêt du bitcoin reste limité pour des paiements de tous les jours, sur de petits montants. A chaque transaction effectuée en bitcoin correspondent des frais indépendants du montant transféré. Ces derniers sont ainsi les mêmes, que le virement soit de cinq ou de deux mille euros. "Aujourd'hui, les commissions en bitcoins sont de l'ordre de 0,1 à 0,2 euro, ce qui est dérisoire mais non négligeable ou un achat à cinq euros", rappelle Ouriel Ohayon. De manière générale, le bitcoin reste bien plus utilisé comme réserve de valeur que comme outil de paiement de tous les jours.

https://twitter.com/Elsa_Trujillo_?s=09 Elsa Trujillo Journaliste BFM Tech