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Des Britanniques abandonnent leur premier enfant contre... du wifi gratuit

Une étude d'une société de sécurité informatique met en lumière la négligence de ceux qui se connectent au Wifi dans les lieux publics. (Photo d'illustration).

Une étude d'une société de sécurité informatique met en lumière la négligence de ceux qui se connectent au Wifi dans les lieux publics. (Photo d'illustration). - Ludovic Hirlimann - Flickr - CC

Plusieurs Britanniques ont accepté d'abandonner leur enfant le plus âgé en échange du wifi gratuit dans un café, piégés par des clauses de connexion mal lues.

Qui lit avant de les accepter, les conditions d'utilisation écrites en tout petits caractères? Personne. Et surtout pas ces Londoniens, qui ont accepté sans sourciller d'abandonner leur enfant le plus âgé pour pouvoir se connecter gratuitement au Wifi dans un café.

Ils ont été piégés par des clauses de connexion mal lues, pour une étude illustrant les dangers de l'accès public à Internet publiée lundi. Pour utiliser une connexion wifi disponible dans un café du centre de Londres, ils devaient accepter des "termes et conditions".

"Les enfants seront rendus à leurs parents"

Mais ceux-ci incluaient une clause baptisée "Hérode" précisant que la connexion ne sera fournie que si "le destinataire accepte de nous donner son enfant le plus âgé pour l'éternité".

Sur la courte période pendant laquelle ces termes et conditions ont été appliqués, six personnes se sont fait avoir.

"Comme il s'agit d'une expérience, les enfants seront rendus à leurs parents", a toutefois précisé avec humour l'entreprise de sécurité informatique F-Secure qui a réalisé cette étude.

"Mépris pour la sécurité informatique"

Cette expérience avait pour but d'alerter sur "le mépris total pour la sécurité informatique des gens quand ils se déplacent", précise F-Secure dans le rapport ayant suivi l'expérience.

C'est l'entreprise allemande de "hacking éthique" SySS qui a fabriqué l'appareil utilisé pour cette étude: une petite borne wifi, tenant dans un sac à main et vendue 200 euros. En seulement 30 minutes, 250 appareils se sont connectés à cette borne, parfois de façon automatique.

L'entreprise a alors pu récolter les textes des e-mails envoyés par ces appareils, l'adresse mail des expéditeurs et des destinataires de ces e-mails ainsi que les mots de passe des expéditeurs.

"Au mieux, votre appareil ne divulgue que des informations privées vous concernant. Au pire, vos mots de passe sont dévoilés et tout le monde utilisant le même réseau peut y avoir accès", a expliqué Sean Sullivan, conseiller en sécurité de F-Secure, s'exprimant sur le danger des connexions wifi publiques.

M. R. avec AFP