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Cours à distance: de nombreux outils destinés aux enseignants et aux élèves sont en panne

Image d'illustration d'enfants dans un collège

Image d'illustration d'enfants dans un collège - Jeff Pachoud - AFP

De nombreux enseignants évoquent ce lundi matin des difficultés techniques pour accéder aux plateformes numériques mises à disposition par les différentes académies.

En Occitanie, en Bretagne, dans le Grand Est, ou en Île-de-France, le constat est le même pour de nombreux enseignants et élèves ce matin: les espaces numériques de travail (ENT) sont inaccessibles ce lundi 16 mars au matin, premier jour d’enseignement à distance généralisé en raison de l’épidémie de coronavirus. Sur les réseaux sociaux, les témoignages de professeurs se sont multipliés en quelques heures.

Trop grand nombre de connexions

Parmi les principales remontées figure l’impossibilité d’accéder aux sites Web dédiés, habituellement utilisés pour échanger des documents avec les élèves.

Parmi les causes les plus récurrentes: une saturation des serveurs, qui n’ont pas pour habitude de recevoir un tel afflux de connexions simultanées. Plusieurs messages reçus par des enseignants et consultés par BFM Tech évoquent “une opération de maintenance en cours”.

“L'ENT est actuellement indisponible suite à un grand nombre de connexions. Nous vous prions de bien vouloir nous excuser pour ce désagrément” affiche quant à elle la page du site Paris Classe Numérique, plateforme dépendant de l’académie de Paris.

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“Il y a deux principaux problèmes à cette situation. D’abord, les services ne fonctionnent pas. Ensuite, le ministre avait assuré que tout serait prêt” regrette un professeur de mathématiques de la région Occitanie, qui comptait sur ces services pour envoyer des travaux à ses élèves de seconde, première et terminale.

Vers WhatsApp ou Discord

"Le plantage de L'ENT choisi par mon académie est tombé dès 8h00, probablement à cause des parents et élèves qui viennent se renseigner sur les cours et devoirs disponibles. J'essaie régulièrement de m'y connecter, sans succès pour l'instant", déplore de son côté un professeur d’anglais basé en Normandie.
"A priori les serveurs ont du mal à tenir le choc. Je suis encore en train de réfléchir à une solution. Dans mon lycée, mes collègues ne me paraissent pas stressés, mais cherchent le meilleur moyen de ne pas surcharger les élèves d'outils inutiles", temporise un professeur d’économie dont l’établissement de situe en Savoie.

Pour l’heure, plusieurs enseignants ont opté pour l’utilisation d’outils privés, dont les élèves ont l’habitude, à commencer par des échanges par mail ou par téléphone. "Les exercices se feront à la main, avec envoi de photos", explique l’enseignant savoyard. D’autres outils, à l’image de WhatsApp ou Discord, semblent également plébiscités pour leur simplicité d’utilisation et leur fiabilité.

https://twitter.com/GrablyR Raphaël Grably Chef de service BFM tech