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Bill Gates investit dans un implant pour nous protéger du Sida

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- - Intarcia Therapeutics

La Fondation Bill et Melinda Gates finance de nombreux travaux visant à éradiquer le VIH. L'un d'eux envisage l'implantation sous la peau d'une minuscule pompe à médicaments qui éviterait l'infection.

Après avoir financé la recherche pour éradiquer la malaria, Bill Gates, fondateur de Microsoft et homme le plus riche du monde, et sa femme Melinda ont décidé d’investir 140 millions de dollars dans un programme innovant visant à protéger les populations du virus de l'immunodéficience humaine (VIH), virus responsable du sida.

Chaque année, la Fondation Bill et Melinda Gates alloue 400 millions de dollars à la lutte contre le VIH et finance de nombreux programmes de recherche. Ces 140 millions vont servir à soutenir les travaux de la société Intarcia Therapeutics qui espère pouvoir créer le premier implant sous-cutané chargé de protéger les humains du VIH. Cet implant de quelques centimètres serait conçu sur le même principe que celui destiné aux diabétiques de type 2 déjà développé par Intarcia Therapeutics et qui devrait arriver sur le marché en 2017.

Un ou deux implants par an

Pour faire simple, il serait chargé de délivrer régulièrement des médicaments de manière préventive afin que le virus ne puisse pas contaminer le porteur. Il serait implanté pour six ou douze mois et éviterait ainsi aux porteurs de prendre des médicaments tous les jours.

"Ce dispositif sous-cutané pourrait faire toute la différence pour les personnes les plus nécessiteuses", a souligné Sue Desmond-Hellmann, PDG de la Fondation Bill et Melinda Gates. Et si le programme fonctionne, d’autres dons viendront compléter ce premier financement pour assurer un plus large accès à cette prophylaxie.

Reste que l’entreprise pharmaceutique doit encore décider quel produit antiviral utiliser et franchir les différentes barrières réglementaires avant que son implant soit commercialisé. Cela dit, si elle y parvient, cet implant pourrait permettre de réduire sérieusement le nombre de personnes atteintes du sida en Afrique sub-saharienne, zone où le VIH est toujours un problème majeur. Selon des chiffres de l’ONU, 25,5 millions de personnes sont touchées par le VIH dans cette région du monde.