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Attentats de Paris : un hoax envahit réseaux sociaux et smartphones

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Jouant sur l'anxiété générée par les attentats qui viennent d'avoir lieu à Paris, certains mauvais plaisantins lancent de fausses informations.

Régulièrement, des personnes malintentionnées profitent d’événements tragiques pour répandre des virus. Trois jours après les attentats parisiens, une information concernant un malware caché dans la photo d’un bébé portant un bracelet "On est Paris" commence à circuler sur les réseaux sociaux, par e-mail et par SMS. Partager cette alerte pourrait sembler louable, pourtant il s’agit d’un "hoax", autrement dit un canular. Voici pourquoi.

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Pour commencer, le texte original comporte des fautes grossières, souvent signes de ces canulars de mauvais goût. Mais comme la personne qui fait suivre ce message peut les avoir corrigées, voici deux autres moyens de vérifier que cette information n’en est pas réellement une.

Le message indique que l’information a été vérifiée par Europe 1. Or une simple consultation du site Internet de la radio, de sa page Facebook et de son fil Twitter permet de constater que cet avertissement n’apparaît nulle part. Si l’information avait été réelle, elle aurait figuré en bonne place sur l’un de ces canaux.

Enfin, cette alerte est supposée venir du service de cybercriminalité du ministère de la Défense. Sauf que ce service n’a jamais existé. Un service équivalent existe bien, mais il s’agit de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d'informations (Anssi). Contactée par nos soins, l’Anssi nous a confirmé ne pas avoir lancé d’alerte sur une telle photo. Elle a en revanche analysé ce message qui ne contient rien de dangereux. Il ne sert qu’à encombrer les messageries et pages des réseaux sociaux et à propager une anxiété générale.

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D’ailleurs un message similaire avait déjà circulé en début d’année après la fusillade de Charlie Hebdo comme le signalait à l’époque le site hoaxbuster.com. Cette fois-là, le bébé portait un bracelet Je suis Charlie…

Cécile BOLESSE