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Arianespace lance les premiers satellites de la constellation censée fournir internet au monde entier

A 22h37, heure de Paris, six satellites seront mis en orbite. Ils constituent les premiers éléments de la constellation géante de 600 à 950 engins, destinés à fournir internet au monde entier. Mais la question des déchets dans l'espace se pose déjà.

Ce mercredi à 22h37, heure de Paris. Arianespace supervisera l’envoi de six prototypes de la constellation OneWeb depuis le Centre spatial européen de Kourou, en Guyane. Initialement, le décollage était prévu mardi. Mais le 22 février, Arianespace avait reporté le tir suite à un problème rencontré par une autre fusée Soyouz lancée le 21 depuis Baïkonour.

Quelle est la mission? 

Connecter le monde à internet avec des satellites est le rêve de plusieurs entreprises. Mais une, OneWeb, est sur le point de le réaliser. Son but? Envoyer une flotte d’environ 600 satellites (jusqu’à 950 si besoin) pour fournir une connexion internet à toute la planète 24 heures sur 24 afin de réduire la fracture numérique dans les zones isolées. Pour y arriver, la société s’est associée à Airbus Defence & Space. Ils ont monté une co-entreprise, OneWeb-Satellite, qui a fabriqué les six premiers satellites, à Toulouse.

Satellite
Satellite © OneWeb-Satellite

Comment suivre l’envoi? 

Le décollage de la fusée Souyouz aura lieu mercredi à 22h37, heure de Paris, depuis le Centre spatial européen de Kourou, en Guyane. La mission devrait durer 1 heure et 22 minutes, du décollage à la séparation des satellites. La fusée russe Souyouz sera chargée de mettre en orbite à 1.000 kilomètres d’altitude les six engins de 150 kg chacun. Le lancement sera retransmis en direct sur le site officiel d’Arianespace et probablement sur la chaîne YouTube.

Quid des débris spatiaux? 

Morceaux de satellites, de fusées… En 60 ans de conquête spatiale, les déchets se sont accumulés au-dessus de nos têtes. Les scientifiques estiment qu’environ 150 millions d’objets de 1 millimètre ou plus sont en orbite. Mais personne ne fait vraiment le décompte. "La NASA dit 7.800 tonnes (de déchets, ndlr) et est certainement minorante, l’ESA dit 8.400 et est sans doute excessive", expliquait il y a quelques semaines Christophe Bonnal, directeur des lanceurs du Centre national d’études spatiales (Cnes) à Libération.

Car une flotte d’au moins 600 satellites représente des milliers de débris potentiels. D'autant plus que OneWeb est loin d'être la seule entreprise à élaborer un projet de constellation géante en orbite. L'opérateur canadien Telesat planifie une opération similaire. Le déploiement de sa constellation LEO Vantage a d'ailleurs été confié à Blue Origin, la société créée par Jeff Bezos, le patron d'Amazon. Elon Musk travaille également à envoyer 7.500 satellites en orbite basse. Reste à savoir si ces entreprises arriveront à mener à bien leurs projets.

https://twitter.com/Pauline_Dum Pauline Dumonteil Journaliste BFM Tech