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Apple contre le FBI : la société avait aidé à la tentative de localisation du vol MH730 disparu

Apple ne veut pas céder aux injonctions du FBI.

Apple ne veut pas céder aux injonctions du FBI. - PHILIPPE HUGUEN / AFP

En plein bras de fer juridique avec le FBI, Apple se justifie par tous les moyens pour expliquer son choix de ne pas permettre le déchiffrement de l'iPhone du terroriste de San Bernardino. Pour prouver sa bonne conduite, la société a ainsi révélé qu’elle avait aidé à tenter de localiser le vol de la Malaysia Airlines, disparu en mars 2014.

Dans le conflit qui oppose Apple au FBI, la société de Cupertino fait état de toutes les collaborations qu’elle a pu avoir avec les autorités. Dans son audience face au comité juridique de la Chambre des représentants, le conseil d’Apple, Bruce Sewell, a révélé le 1er mars dernier comment Apple avait aidé à tenter de localiser le vol MH370.

Porté disparu le 8 mars 2014 dans l’océan Indien, l’avion de la Malaysia Airlines n’a toujours pas été retrouvé. Et pourtant. Lors de son audience, Bruce Sewell explique ainsi que "moins d’une heure après la disparition de l'avion, des employés d’Apple coopéraient avec des opérateurs téléphoniques du monde entier, les compagnies aériennes et le FBI pour tenter de localiser les iPhone des passagers". Sa réponse est visible dans la vidéo ci-dessous à partir de 3 h 31. Il répondait à une question sur la manière dont Apple pouvait collaborer en cas d'extrême urgence.

Collaborer dans les limites de la vie privée de ses clients

L’information n’avait jamais été divulguée par Apple auparavant et la société n’a pas voulu en dire plus à la presse américaine à l’issue de l’audience. Le fabricant de l’iPhone tente ainsi de justifier encore un peu plus son choix de ne pas permettre au FBI d’accéder au contenu chiffré d’un iPhone 5c ayant appartenu à l’un des terroristes qui avaient fait feu sur la foule à San Bernardino (Californie), le 2 décembre dernier. 

Depuis, le PDG d’Apple, Tim Cook, a pris parole publiquement pour expliquer ce choix. Il a ensuite reçu le soutien d’une écrasante majorité des entreprises de la Silicon Valley et du secteur technologique américain: Facebook, Google, Twitter et Microsoft se sont ainsi exprimés en sa faveur.