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Smartphone: Wiko contraint de supprimer des emplois en France

Wiko emploie 250 salariés en France dont 200 rien qu'à Marseille.

Wiko emploie 250 salariés en France dont 200 rien qu'à Marseille. - Josep Lago-AFP

Née à Marseille en 2012, où elle emploie 200 personnes, la marque chinoise de smartphone, propriété de Tinno, lance une procédure de rupture conventionnelle collective. Elle affronte une concurrence chinoise qui s'est durcie en France avec l'arrivée en 2018 de Xiaomi et Oppo.

Le marché français des smartphones Android est devenu ultra-concurrentiel avec l'irruption en 2018 d'acteurs chinois très renommés comme Xiaomi et Oppo, dotés de moyens marketing et commerciaux puissants. Leur arrivée s'est conjuguée avec l'agressivité commerciale de Huawei et de sa marque Honor sur un marché qui selon le cabinet GFK a reculé de 3% l'an dernier.

Cette concurrence exacerbée met à mal des acteurs du smartphone pourtant présents depuis des années comme Wiko, qui a décidé d'ouvrir une négociation portant sur la mise en place d'une rupture conventionnelle collective. Selon cette procédure, la rupture collective de contrats de travail n'est effective qu'à la condition qu'un accord soit trouvé entre l'employeur et les salariés concernés, lesquels doivent se porter volontaires.

"Wiko a besoin de retrouver du souffle. L'entreprise a décidé d'ouvrir une négociation portant sur la mise en place d'une rupture conventionnelle collective. C'est-à-dire un plan de départs volontaires dans un contexte difficile" expliquait il y a quelque jours un porte-parole de la marque, rapporte le quotidien régional La Provence.

La marque a surfé sur la vague des forfaits mobile low cost

Le nombre d'emplois concernés par ces suppressions n'a pas été précisé, sachant que la marque emploie 200 salariés à Marseille où elle est née en 2012 et 50 autres personnes dans le reste de la France. La marque marseillaise fondée en 2012 par Laurent Dahan et Michel Assadourian est la propriété à 100% du constructeur chinois Tinno depuis février 2018.

Depuis 2012 et l'arrivée de Free sur le marché, Wiko a surfé sur la vague des forfaits mobiles low cost sans engagement (sans subvention d'opérateurs pour le téléphone), période devenue propice aux smartphones d'entrée de gamme (moins de 200 euros) dont la marque s'était fait une spécialité.

Mais, l'agressivité commerciale de la concurrence chinoise sur le marché français des smartphones a rendu obligatoire un regain de compétitivité pour Wiko, se traduisant par un allègement de sa masse salariale.

Frédéric Bergé