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Royaume-Uni: enquête ouverte sur la banque Barclays et son logiciel de surveillance des salariés

La banque a utilisé dix-huit mois durant un logiciel de surveillance de ses salariés.

La banque a utilisé dix-huit mois durant un logiciel de surveillance de ses salariés. - Paul Ellis

La banque britannique a utilisé, dix-huit mois durant, un logiciel de surveillance anonyme de ses salariés, avant de mettre fin à cette pratique.

La banque britannique Barclays fait l'objet d'une enquête du régulateur britannique de la protection des données (ICO) sur l'utilisation d'un logiciel permettant d'espionner ses salariés.

"Nous avons une enquête en cours liée à l'utilisation présumée par Barclays d'outils de surveillance de salariés", a indiqué un porte-parole de l'Information Commissioner's Office (ICO), l'équivalent au Royaume-Uni de la Cnil française (Commission nationale de l'informatique et des libertés), dans une déclaration transmise lundi à l'AFP.

Le quotidien The Telegraph, qui a révélé l'information ce week-end, explique que le système utilisé par la banque permettait au personnel d'encadrement de surveiller combien de temps un salarié passait à son bureau et le temps pris pour accomplir différentes tâches.

Un programme utilisé pendant 18 mois

Barclays a utilisé un programme pendant 18 mois afin de surveiller anonymement ses salariés, activant en février une fonction permettant de cibler certains employés, selon le journal. La banque a toutefois décidé le même mois de mettre fin à cette option et d'alerter l'ICO, suite à des protestations parmi ses salariés, poursuit le journal.

Contactée par l'AFP, la banque n'a pas réagi dans l'immédiat. "Les individus ont le droit à une part de vie privée sur leur lieu de travail", a souligné le porte-parole de l'ICO.

"Si les entreprises veulent surveiller leurs employés, elles devraient être claires sur l'objectif et sur les bienfaits attendus", a-t-il ajouté, rappelant que "les entreprises doivent également informer leurs employés de la nature, l'étendue et les raisons de toute surveillance".

E.T. avec AFP