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RGPD: La Commission irlandaise inflige une amende de 225 millions d'euros à WhatsApp

Le logo de WhatsApp.

Le logo de WhatsApp. - Indranil MUKHERJEE © 2019 AFP

La Cnil irlandaise a rendu sa décision ce 2 septembre, estimant que le service de messagerie de Facebook ne respecte pas les lois sur la protection des données.

225 millions d'euros, c'est ce que devra payer WhatsApp, service de messagerie de Facebook, pour non-respect de ce que dispose le RGPD concernant les données des utilisateurs.

La Data Protection Commission (DPC), la Cnil irlandaise, en charge de faire respecter le RGPD aux géants de la tech sur le territoire européen, a rendu sa décision ce 2 septembre. Elle a également sommé l'application de se conformer à une série de mesures, visant, entre autres, à plus de transparence envers les utilisateurs sur la gestion de leurs données personnelles.

Dans le viseur de la Commission se trouve notamment les potentiels échanges de données entre WhatsApp et sa maison-mère, Facebook, dans des objectifs publicitaires.

WhatsApp va faire appel

"Nous avons travaillé pour garantir que les informations que nous fournissons soient transparentes et compréhensibles, et nous allons continuer de le faire", a indiqué un porte-parole de WhatsApp.

L'application a, par ailleurs, indiqué ne pas accepter cette décision, et a affirmé son souhait d'en faire appel.

L'enquête de la DPC a débuté en décembre 2018 contre la filiale de Facebook, régulièrement épinglée par le gendarme européen pour sa gestion parfois opaque des données de ses utilisateurs.

Au début de l'année, une nouvelle règle sur le partage des données de WhatsApp avait fait polémique, forçant les utilisateurs mettre l'application à jour sous peine de ne plus pouvoir l'utiliser. Facebook à faire marche arrière sous la menace de voir ses utilisateurs opter pour la concurrence.

Il s'agit de la deuxième plus grosse amende imposée par la DPC: en 2019, Google a du débourser 50 millions d'euros pour manque de transparence et échec du recueil de consentement envers ses utilisateurs.

Victoria Beurnez