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Présidentielle américaine: en cas de défaite, Donald Trump pourrait-il être banni de Twitter?

Donald Trump a choisi de sortir de l'accord de Paris.

Donald Trump a choisi de sortir de l'accord de Paris. - Saul Loeb - AFP

Donald Trump bénéficie d'un traitement particulier sur Twitter en raison de son statut de président des Etats-Unis. Il devrait continuer à en profiter s'il perdait l'élection, mais Twitter pourrait décider de se montrer plus sévère.

Donald Trump reçoit un traitement spécial de la part de Twitter. Ses tweets, même contraires au règlement, demeurent sur la plateforme. Le réseau social considère qu'il est "d'intérêt public" de les laiser en ligne, consultables par tous. Ils sont par contre accompagnés d'un message d'alerte à destination des utilisateurs.

Depuis mardi soir, la plupart des tweets publiés par l'actuel président des Etats-Unis ont ainsi été masqués par Twitter car ils se faisaient l'écho de fausses informations, notamment sur le système de compage des voix pour l'élection. Ils sont toujours en ligne, mais un message avertit qu'une "partie ou la totalité du contenu partagée dans ce tweet est contestée".

Un second tweet de Trump modéré par Twitter
Un second tweet de Trump modéré par Twitter © Twitter

"L'intérêt public" selon Twitter

Le réseau social applique une politique différente selon le statut de l'auteur, à savoir s'il est considéré comme une personnalité, ou s'il s'agit d'une personne "lambda". Si Donald Trump perdait l'élection présidentielle, Twitter mettrait-il fin à ses privilèges? C'est peu probable. Car la notion d'intérêt public n'est pas forcément liée à un mandat.

Les comptes bénéficiant de ce traitement répondent à plusieurs critères, définis par Twitter. A savoir, "être ou représenter un fonctionnaire ou un élu d'un gouvernement, être candidat à une fonction publique", "avoir plus de 100.000 abonnés et posséder un compte certifié".

Des sanctions plus strictes?

Donald Trump, fort de ses 88,4 millions d'abonnés et de son statut d'ancien président des Etats-Unis, ne continuerait pas complètement à les remplir. Twitter pourrait envisager de lui appliquer des sanctions plus sévères. Publier plusieurs messages contraires au règlement dans un laps de temps réduit, comme le fait actuellement Donald Trump, pourrait le conduire à une suspension temporaire de son compte.

Il y a quelques semaines, l'ancien premier ministre malaisien avait estimé sur Twitter que les musulmans avaient "le droit" de tuer des millions de Français. Son tweet, qui contrevient aux règles de la plateforme en matière de discours haineux, avait dans un premier temps été modéré en raison l'intérêt public, avant d'être finalement supprimé.

Toutefois, le compte n'a pas été banni de la plateforme, probablement du fait de son statut d'ancien dirigeant de la Malaisie. Donald Trump pourrait donc être logé à la même enseigne, mais voir certains de ses tweets disparaître, s'il venait à perdre l'élection présidentielle.

https://twitter.com/Pauline_Dum Pauline Dumonteil Journaliste BFM Tech