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Parler, ce réseau social d'extrême droite propulsé par Donald Trump

Donald Trump à la Maison Blanche le 15 septembre 2020

Donald Trump à la Maison Blanche le 15 septembre 2020 - SAUL LOEB © 2019 AFP

Donald Trump a évoqué pendant le débat face à Joe Biden les "Proud Boys", un groupe néo-fasciste très actif sur le réseau social d'extrême-droite, Parler. L'allusion de Donald Trump a fait bondir le nombre d'utilisateurs actifs de la plateforme.

Lors du débat opposant Donald Trump à Joe Biden mardi 29 septembre, le président des Etats-Unis a refusé de condamner les suprémacistes blancs. Il a botté en touche et fourni une réponse ambigue: "Ok Proud Boys, reculez et tenez-vous prêts".

Les Proud Boys sont un groupe paramilitaire pro-Trump fondé en 2016 par Gavin McInnes, co-fondateur du magazine Vice. Plusieurs épisodes de violences contre des manifestants antiracistes ont été attribués à ce groupe. La SLCP, une association américaine chargée de la surveillance de l'extrême-droite, l'a qualifié de groupe de haine, épousant des idéologies suprémacistes blanches, anti-immigrants et antisémites, ce que les Proud Boys nient.

Parler, le réseau social refuge de l'extrême droite

Après avoir été banni de Facebook en 2018, les Proud Boys se sont repliés sur Parler, un réseau social prisé de l'extrême droite, créé la même année. À la suite de l'allusion de Donald Trump, la fréquentation du réseau social a triplé pour atteindre 266.000 utilisateurs actifs, a indiqué un porte-parole de la plateforme à Business Insider.

En tout, 410.000 messages auraient été publiés pendant le débat et dans les heures qui ont suivi. Le site connaît une croissance importante depuis plusieurs mois et compte désormais 4 millions d'utilisateurs, contre 2,8 millions en juillet.

Plusieurs membres des Proud Boys se sont félicités de l'allusion de Donald Trump, a repéré Mike Baker, journaliste au New York Times.

Vivement critiqué pour avoir refusé de condamner les suprémacistes blancs et avoir, à demi-mot, adoubé le groupe néo-fasciste, Donald Trump a finalement déclaré après le débat "Je ne sais pas qui sont les Proud Boys".

Je condamne le Ku Klux Klan, je condamne tous les suprémacistes blancs, je condamne les Proud Boys", a même ajouté Donald Trump lors d'une interview accordée à Fox News.

Le président n'a pas de profil sur le réseau social Parler mais son équipe en a un, tout comme son fils Eric Trump et Kayleigh McEnany, la porte-parole de la Maison-Blanche.

https://twitter.com/Pauline_Dum Pauline Dumonteil Journaliste BFM Tech