BFM Tech

Loon Copter, le drone qui vole, flotte et évolue sous l’eau

-

- - Université d'Oakland

Semi-finaliste de la compétition Drones for Good 2016, le Loon Copter est capable de voler, d’évoluer à la surface d’une étendue d’eau et même de se déplacer comme un sous-marin si les circonstances l’exigent, avant de redécoller.

Les drones volent, se posent et parfois s’écrasent. Avec un peu de chance dans une haie, avec moins de chance dans un arbre, ou si vous n’êtes pas en veine en pleine mer. Dans ce dernier cas, vous pouvez faire une croix sur votre drone.

Enfin, sauf si vous faisiez voler le Loon Copter, développé par l’université américaine d’Oakland. Dans ce cas, vous n’aurez qu’à le faire évoluer à la surface de l’eau tranquillement. Et si tout à coup l’envie vous venait de découvrir les fonds marins, vous pourrez emplir ses ballasts et le laisser s’enfoncer sous l’eau. Il basculera alors sur le côté, à 90°, et ses quatre rotors deviendront alors autant d’hélices pour le propulser dans les profondeurs. Quand vous en serez lassé, faites-lui faire surface et s’envoler à nouveau… et le tour sera joué.

Si le Loon Copter a fait ses premiers pas en 2014, ce dernier prototype paraît bien plus avancé et fonctionnel. Ces concepteurs imaginent déjà qu’il pourrait participer à des phases de recherche et de sauvetage en milieu aquatique ou alors à l’inspection d’installation immergée – pas trop profondément toutefois. Le drone est d’ailleurs semi-finaliste de l’édition 2016 de la compétition Drones for Good, qui vise à récompenser les drones pouvant servir à améliorer nos vies.

Le Loon Copter a encore quelques progrès à faire pour être tout à fait opérationnel. Pour l’instant, il n’est ainsi pas possible pour le drone d’envoyer un flux vidéo en temps réel vers un centre de contrôle en surface. Il faut donc que l’opérateur pilote à vue. Pour éviter d’avoir un fil à la patte, les prochaines versions du Loon Copter pourraient utiliser des modems acoustiques ou des répéteurs montés sur des bouées pour permettre de streamer ce que filme le drone.

Il faudra attendre le 6 février prochain pour savoir si, malgré ces quelques défauts, le Loon Copter remporte les finales de la compétition annuelle Drones for Good.