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Les dispositifs anti-ondes radio épinglés pour leur inefficacité

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Etuis, patchs, pastilles, les accessoires censés réduire les effets néfastes de nos téléphones mobiles pullulent sur le web. Mais pour la répression des fraudes, leurs arguments sont souvent fantaisistes.

Il existe une préoccupation croissante de certains consommateurs quant aux effets sur la santé des ondes électromagnétiques. En l'absence de preuves irréfutables sur le sujet, de nombreux sites de vente sur internet exploitent cette angoisse en proposant des dispositifs censés être protecteurs.

Mais la DGCCRF vient d'épingler leur inefficacité dans un rapport et envisage même d’en poursuivre trois d’entre eux pour pratiques commercialises trompeuses. Elle s’est associée à l’ANFR (Agence nationale des fréquences) pour vérifier les mesures avancées dans les argumentaires promotionnels. Et le résultat est pire que prévu.

Des effets contreproductifs

Comme l’ANSES, qui avait déjà tiré la sonnette d’alarme sur le sujet dans un rapport sur les radiofréquences en 2013, la DGCCRF souligne que si certains de ces dispositifs réduisent effectivement le DAS (le débit d’absorption spécifique), ils peuvent provoquer l’effet inverse de ce qui est recherché en "augmentant le niveau d’exposition aux radiofréquences au cours de l’utilisation des téléphones mobiles, du fait de la dégradation des performances du signal du téléphone qu’ils peuvent entraîner." Mais ce n’est pas tout. "Les allégations s’appuient souvent, sur un vocabulaire fantaisiste ou entièrement inventé".

Principalement mis en cause, des étuis, patchs et pastilles à coller. Mais il existe aussi des rideaux, des sacs de couchage et des couvertures. La marque de cosmétique Clarins avait même sorti un spray anti-ondes baptisé Expertise 3P en 2007. Mais il avait été vite retiré du marché, ses vertus ayant été rapidement remises en cause.

Rappelons que l'on trouve également des vêtements sur ce créneau : chapeaux, casquettes, bonnets pour bébé, bandeaux pour le ventre des femmes enceintes, foulards, leggings et aussi sous-vêtements masculins comme des caleçons.

Amélie Charnay