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Godblessyoo, l'appli pour bénir vos amis avec des photos

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Une nouvelle appli va permettre de bénir ses photos et de les envoyer à ses amis en signe de bienveillance.

Envoyer une photo bénie à ses amis pour leur montrer qu’on leur veut du bien: voilà ce que va permettre l'application Godblessyoo, qui sera lancée le 12 décembre 2016 par une start-up de Mont-Saint-Aignan, au nord de Rouen. A l'origine de cette idée, Sébastien Poncelet, 40 ans, entrepreneur catholique, qui veut "propager le bien dans le monde" et "montrer le chrétien sous un jour moderne et branché".

"Contrairement aux idées reçues, la bénédiction n'est pas réservée aux seuls prêtres", a expliqué le concepteur de Godblessyoo (Dieu vous bénisse) au cours de la présentation de l’appli, gratuite et disponible pour iOS ainsi que pour Android. Elle permettra de diffuser des "messages positifs, spirituels, bienvenus dans cette période troublée", a-t-il ajouté.

Son fonctionnement est simple. On commence par prendre une photo directement via l’appli ou depuis sa galerie d'images et on y dessine un signe de croix, un ictus (deux courbes horizontales qui se croisent, figurant un poisson stylisé, signe chrétien très ancien que préfèrent les protestants) ou un cœur sur l’écran tactile de son smartphone. Le tour est joué, vous êtes devenu un GodBlessR et avez créé un GodBless.

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- © Godblessyoo

L’appli donne aussi la possibilité d’envoyer des GIP (pour Go in peace, va en paix en français) qui prennent la forme de notifications push. Le but étant de dire à son destinataire que l’on pense à lui et que l’on a mis "Dieu dans le coup", précise le site Web de la start-up. "C’est leur rappeler qu’ils comptent pour vous et leur montrer de l’intérêt et de la bienveillance".

Elle permet enfin d’accéder à une BlessBox, un espace de stockage personnel (sur un serveur béni par l’église !) où l’on pourra gérer tous les messages reçus et envoyés. On pourra aussi consulter la BlessBox de ses amis, pour commenter ou partager leurs GodBless.

Rencontrer le pape François

La start-up entend bien développer son application au-delà des frontières hexagonales. "Elle a été conçue pour l'international et nous pensons faire un carton en Afrique, en Amérique latine et aux Etats-Unis", pronostique le dirigeant. Il espère 146.000 utilisateurs en 2017 (dont 12.500 en France) et vise les 26 millions en 2020.

Sébastien Poncelet espère enfin pouvoir aller présenter sa trouvaille technologique au pape François, dès le début de 2017. Il compte notamment pour l'aider sur le père Geoffroy de la Tousche de Dieppe, expert pour l'Eglise en réseaux sociaux, qui suit le projet depuis le début et qui a ses entrées au Vatican.

Cécile BOLESSE, avec AFP