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La Commission européenne valide le rachat de Gemalto par Thales

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- - Patrick Caine (à droite) patron de Thales et Philippe Vallée, PDG de Gemalto, ont scellé leur fusion en décembre 2017.

Les autorités européennes ont autorisé le projet de rachat du fabricant de cartes à puces Gemalto par Thales. Ce dernier devra céder son activité modules matériels de sécurité à usage général.

Thales va pouvoir racheter Gemalto. Cette acquisition, annoncée en décembre 2017, a reçu le feu vert de la Commission européenne sous conditions et donne naissance à un géant industriel français de l'électronique de défense et des équipements de sécurité numérique et informatique.

Le 23 juillet dernier, l'exécutif européen avait ouvert une enquête approfondie sur ce rachat, laissant penser qu'il y aurait d'éventuelles concessions à faire pour lui arracher son feu vert.

"Pour dissiper les craintes de la Commission en matière de concurrence, Thales a proposé de céder ses activités mondiales dans le domaine des modules matériels de sécurité (HSM) à usage général, commercialisés sous la marque Shield, à un acquéreur approprié, qui continuera à développer le produit", a indiqué Bruxelles. Cette activité à céder concerne des boîtiers physiques de chiffrement permettant de générer, stocker et protéger des clés cryptographiques.

Le rachat de Gemalto attend des validations à l'étranger

Le rachat de Gemalto doit encore obtenir le feu vert des autorités de la concurrence aux États-Unis, en Australie, au Mexique, en Nouvelle-Zélande et en Russie, et une autorisation relative aux investissements étrangers en Russie.

Thales compte 65.000 salariés dans 56 pays et a réalisé en 2017 un chiffre d'affaires de 15,8 milliards d'euros. Gemalto affiche quant à lui 3 milliards d'euros de chiffre d'affaires l'an dernier et emploie 15.000 personnes. Gemalto était né en 2006 de la fusion de Gemplus (pionnier français de la carte à puce, inventée par Roland Moreno) et d'Axalto (fruit de la fusion des activités cartes à puce de Bull et de Schlumberger).

F.Bergé avec AFP