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Face à Tesla, Sony et Honda veulent intégrer des PS5 dans leurs véhicules électriques

Les deux acteurs ont créé Sony Honda Mobility pour développer des véhicules électriques. L’objectif est de penser la voiture comme un espace de divertissement pour anticiper la conduite autonome.

Mettre une PlayStation 5 dans un véhicule électrique, c’est "techniquement possible", assure Izumi Kawanishi. Le président de Sony Honda Mobility l’a confié au Financial Times. Cette entreprise commune au constructeur automobile et au fabricant de consoles a d’ailleurs été créée dans ce but.

L’objectif du rapprochement entre les deux acteurs japonais est de développer des véhicules électriques en y intégrant le divertissement attendu pour l’ère de la conduite autonome. "Sony possède des contenus, des services et des technologies de divertissement qui transportent les gens", indique Izumi Kawanishi. "Nous adaptons ces éléments à la mobilité, et c’est là notre force face à Tesla."

Se distinguer par la proposition de contenus

Car en ligne de mire, Sony Honda Mobility tente de concurrencer la marque d’Elon Musk. Les véhicules du milliardaire disposent d’ores et déjà de fonctions liées au divertissement. Il est possible, à l’arrêt, de regarder des films ou de jouer à des jeux vidéo dans les Model S, 3, X ou Y du constructeur américain. L’intégration de Steam, la plateforme de distribution de jeux vidéo de Valve, est même en développement.

Mais pour le président de Sony Honda Mobility (qui doit toujours trouver un nom de marque), "Tesla ne fournit pas de services de contenu". C’est par ce biais que les véhicules électriques japonais de la co-entreprise veulent se distinguer. Et ce, dès la fabrication.

Au lieu d’équiper leurs modèles par de l’intégration de logiciel après la production, "nous développerons une voiture comme un appareil qui répondra au divertissement et au réseau que nous souhaitons offrir", détaille Yasuhide Mizuno, le directeur de Sony Honda Mobility. L’entité vise une commercialisation de son premier véhicule en Amérique du Nord d’ici 2025.

Pierre Monnier