Tech&Co
Tech

Etats-Unis: Google propose d'identifier son commerce comme appartenant à une personne LGBTQ

Un nouveau label va être rendu disponible sur Google Maps: il suit de nombreux autres labels, notamment ethniques.

Des commerces pouvaient jusqu'ici, aux Etats-Unis, apposer des labels sur Google Maps, expliquant qu'ils étaient gérés par des Noirs, des Latinos, des femmes ou... des vétérans. Ce sera bientôt également le cas pour ceux tenus par des personnes LGBTQ (lesbienne, bisexuel, gay, trans et queer), comme l'a annoncé Google.

C'est une étape supplémentaire alors que depuis 2018, Google autorisait déjà des commerces à se dire "LGBTQ-friendly" ou encore à se définir comme des safe spaces ("endroits sécurisés") pour les personnes transgenres.

Le label apparaitra quand les utilisateurs cliqueront sur le commerce, mais il sera aussi possible de rechercher spécifiquement des lieux appartenant à des membres de la communauté LGBTQ. L'utilisation de ce nouvel outil sera évidemment basée sur le volontariat. Il sera laissé à l'entière disposition des propriétaires, dont l'identité aura été vérifiée.

La nouvelle fonction de Google pour identifier son commerce comme tenu par un membre de la communauté LGBTQ
La nouvelle fonction de Google pour identifier son commerce comme tenu par un membre de la communauté LGBTQ © Google

Pas de contrôle de la part de la plateforme

Google précise que cette nouvelle étiquette sera purement déclarative: aucun processus de vérification n'aura lieu, comme il n'y en avait déjà pas pour les commerces latinos ou noirs. Aucune démarche supplémentaire n'est ainsi exigée en guise de "preuve" de l'appartenance à une communauté ou à une autre.

Par voie de conséquence, cela signifie aussi que Google n'a pas pour l'instant de protocole clair en place en cas d'abus, même si l'entreprise semble vouloir sévir.

Si nous constatons qu'un commerçant qui a sélectionné l'un des attributs est victime de harcèlement ou de mauvais traitements dans les avis ou par le biais de la plateforme Google, nos équipes chargées des abus s'attaqueront rapidement au problème.

Google n'est pas le seul acteur à vouloir se positionner publiquement sur le sujet: Facebook a décidé, pour sa part, de réperorier les entreprises tenues par des Noirs dans une sous-catégorie dédiée, là encore de façon déclarative. Les deux géants suivent les traces de Yelp, pionnier dans le domaine.

Valentin Grille