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Des pirates ont pris le système de vidéosurveillance de Washington DC en otage

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- - cc Adrian Pingstone

Des cybercriminels ont tenté d'extorquer de l'argent à la ville de Washington DC en paralysant son système de vidéo-surveillance. Sans succès.

Huit jours avant l’investiture de Donald Trump, le système de vidéo-surveillance de la ville de Washington a subi une attaque de grande envergure. Les pirates ont réussi à y installer un ransomware.

C’est en constatant que quatre caméras ne fonctionnaient pas correctement que la police a découvert l’attaque, ont expliqué des responsables de la ville au Washington Post. Les techniciens envoyés sur place ont alors constaté la présence d'un logiciel malveillant dans l'ordinateur auquel ces quatre caméras étaient reliées... et ont lancé une recherche sur tout le réseau de la ville, a expliqué Archana Vemulapalli, responsable des services informatiques de Washington DC.

70% des appareils concernés

En est ressorti un constat édifiant : 123 des 187 caméras installées en ville étaient infectées. Pendant trois jours, du 12 au 15 janvier, elles ont pu filmer mais pas enregistrer.

La ville a refusé de payer la rançon exigée par les pirates pour lui rendre l’usage de son matériel. A la place, elle a préféré déconnecter tous les appareils et réinstaller toute la partie logicielle avant d’opérer un redémarrage des installations sur chaque site.

Une enquête pour trouver les hackers est en cours, a indiqué A. Vemulapalli, qui a également précisé que les réseaux informatiques de la ville et des services de police n’avaient pas été affectés. Parallèlement, Brian Ebert, responsable au sein des services secrets, a voulu rassurer les habitants de la ville: leur sécurité n’a jamais été compromise.

Les ransomwares sont un des nouveaux moyens pour des pirates de s’assurer facilement une rentrée d’argent. Ces logiciels malveillants prennent en otage des matériels et exigent une rançon pour rendre l’accès à leur propriétaire. Récemment, c’est un hôtel de luxe qui a subi une attaque de ce type. Plus grave, il y a un an, un hôpital de Los Angeles avait accepté de payer plusieurs milliers de dollars pour retrouver l’usage de son système informatique.