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Cours à distance: les bugs et ralentissements perdurent ce mercredi sur les plateformes pédagogiques

Le ministre de l’Education nationale a accusé le prestataire français OVH après de nombreux bugs techniques touchant les outils pédagogiques en ligne.

Le ministre de l’Education nationale a accusé le prestataire français OVH après de nombreux bugs techniques touchant les outils pédagogiques en ligne. - Damien Meyer - AFP

Après un faux départ ce mardi, l'enseignement à distance pour les collégiens et lycéens souffrait encore de sérieuses perturbations ce mercredi.

Au lendemain de bugs liés à des serveurs défaillants et des attaques informatiques, l'enseignement à distance rencontrait encore mercredi des couacs ou des ralentissements, notamment en Normandie, Grand Est Ile-de-France et Hauts-de-France, selon des syndicats.

Le Snes-FSU, premier syndicat du secondaire, indiquait "des bugs signalés encore en fin de matinée (mercredi) sur les ENT (environnements numériques de travail) en Normandie, dans le Grand Est et en Ile-de-France et Hauts-de-France". "Encore une belle matinée de galère avec les #ENT normands qui fonctionnent par bribes. Courage à toutes et tous !", pouvait-on notamment lire sur Twitter.

Concernant le site de continuité pédagogique Ma Classe à la Maison, dispositif du Cned, le Snes-FSU ou encore le Snuipp-FSU (premier syndicat du primaire), assuraient mercredi que cela "ne fonctionn[ait] pas". "Comme il s'agit d'un dispositif national, cela concerne de fait une grande partie du territoire français", a souligné auprès de l'AFP Sophie Vénétitay du Snes-FSU.

Une enquête ouverte

C'est d'autant plus inquiétant car nous sommes mercredi et que ce jour de la semaine est censé occasionner moins de connexions que les autres jours car beaucoup d'élèves n'ont que la matinée de cours ou pas du tout de cours", a indiqué de son côté Guislaine David, secrétaire générale du Snuipp-FSU.

Autre crainte, soulevée par Sophie Vénétitay: "Si les élèves n'ont pas pu se connecter mardi, puis mercredi, on va perdre des élèves qu'on auraient pu facilement garder avec un système efficace".

Cette nouvelle matinée de couacs intervient au lendemain de bugs liés à des serveurs défaillants et des attaques informatiques. Le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer avait expliqué dès mardi qu'une partie des problèmes de connexion s'expliquerait par des attaques des serveurs, venues de l'étranger.

Mercredi, la section cybercriminalité du parquet de Paris a annoncé avoir ouvert une enquête après une série d'attaques informatiques contre la plateforme du Cned au premier jour du retour de l'enseignement scolaire à distance lié à la pandémie de Covid-19.

https://twitter.com/Elsa_Trujillo_?s=09 Elsa Trujillo avec AFP Journaliste BFM Tech