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Zoom permettra de signaler les intrus dans ses visioconférences

L'application de visioconférence Zoom est devenue un outil de communication incontournable pendant le confinement.

L'application de visioconférence Zoom est devenue un outil de communication incontournable pendant le confinement. - Anthony WALLACE / AFP

L’outil de visioconférence a mis en place un outil de signalement, pour lutter contre le phénomène qui porte désormais le nom de "zoombombing".

Zoom répond aux critiques. Le service de visioconférence, qui est passé de 10 à 200 millions d'utilisateurs en trois mois seulement, progresse avec les remarques de ses utilisateurs. À compter du 26 avril, il intégrera un outil de signalement à ses réunions en ligne, via une icône de sécurité ajoutée à sa barre de menu.

Les hôtes pourront ainsi "signaler" un utilisateur indésirable et lui faire ainsi quitter la réunion. Ils seront également en mesure de désactiver la possibilité pour les participants de se renommer. Zoom a par ailleurs étendu l'activation par défaut d'une fonctionnalité de salle d'attente, qui permet de mieux trier à l'entrée les participants à une réunion, mais aussi des mots de passe pour accéder à ces échanges virtuels. Il suffisait parfois de disposer d'une simple URL pour débarquer au beau milieu d'une visioconférence.

L'outil de signalement sur Zoom.
L'outil de signalement sur Zoom. © Zoom

Ecarter les "zoombombers"

Un défaut de sécurité intégré du service de visioconférence laissait jusqu'à présent le champ libre au harcèlement ou farces malvenues. Ce phénomène, qui a pris le nom de "Zoom bombing", qui renvoie au fait de s'inviter de façon arbitraire dans une conversation déjà lancée, si la salle de visioconférence n'a pas été configurée avec un mot de passe.

Une simple URL suffisait pour débarquer au beau milieu d'un échange virtuel, et venir le perturber ou l'interrompre. Sur les réseaux sociaux, via le hashtag #zoombombed, des utilisateurs ont témoigné avoir tout d'un coup vu des images pornographiques ou racistes envahir leur écran, relatait récemment l'AFP.

Le sujet est loin d'être anecdotique. Zoom se prête en effet à un usage professionnel, et des documents ou échanges sensibles pouvaient être rendus accessibles de la sorte. Il aura par ailleurs valu à Zoom d'être dans le collimateur de la procureure générale de l'Etat de New York, qui s'est adressée par courrier à l'entreprise, en s'inquiétant du nombre de réunions piratées. Le FBI s'est lui-même emparé de l'affaire, qui a lancé un avertissement, pour aider les utilisateurs de l'application à mieux configurer le programme.

https://twitter.com/Elsa_Trujillo_?s=09 Elsa Trujillo Journaliste BFM Tech