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Faut-il acheter un Chromebook, ce PC portable sans Windows?

Des Chromebooks, fabriqués par des partenaires de Google

Des Chromebooks, fabriqués par des partenaires de Google - Google

Disponibles depuis plusieurs années, ces machines sont largement mises en avant dans les enseignes spécialisées. Faut-il pour autant les préférer à un PC "classique" ou à une tablette?

Ils sont fabriqués par Asus, Acer ou HP, et sont vendus entre 250 et 1000 euros. Chez Darty, Boulanger ou à la Fnac, leurs références se multiplient en cette rentrée. A première vue, les Chromebook sont des ordinateurs classiques, équipés d’un écran et d’un clavier. Mais à la différence des autres modèles, ils ne fonctionnent pas grâce à Windows ou macOS. Leur interface est baptisée Chrome OS, du nom du célèbre navigateur Web de Google. Elle est destinée à simplifier l’expérience au maximum.

Des usages très encadrés

Contrairement à Windows, où l’utilisateur peut télécharger et installer une infinité de logiciels, Chrome OS se présente davantage comme une interface de smartphone, où s’affichent des applications. Comme sur Android, elles peuvent être téléchargées depuis le Google Play Store. Il n’y a donc pas de gestion de fichiers, telle qu’on peut la retrouver sur un ordinateur classique. Ce qui restreint les possibilités, mais évite toute mauvaise manipulation.

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- © Google

Grâce à ces usages très “encadrés”, un Chromebook n’a pas besoin de composants puissants pour fonctionner. Ce qui permet aux fabricants d’afficher des tarifs très bas. Une machine à 300 euros pourra s’avérer suffisante pour des usages classiques: consulter ses mails, regarder des vidéos, ou prendre des notes en cours pour un étudiant. A des prix comparables, des PC portables traditionnels risquent rapidement de s’avérer poussifs au quotidien.

Dans ses nombreuses publicités pour ces machines, Google met en avant la sécurité de Chrome OS, qui est également lié à l’encadrement des applications qu’il est possible de télécharger et d’installer. Par ailleurs, et contrairement à ce qui se fait sur Windows, les mises à jour de sécurité se font automatiquement. Le Chromebook se comportant davantage comme un smartphone ou une tablette, il n’est pas confronté aux nombreux virus s’attaquant à Windows.

Connexion internet indispensable

Liés à Google, ces ordinateurs ont vocation à fonctionner avec les logiciels du géant américain, à commencer par Google Drive, son service de stockage de fichiers en ligne. C’est d’ailleurs sur le Web qu’il faudra conserver ses données: les capacités de stockage de ces machines sont restreintes (32 ou 64 Go), comme sur les smartphones d’entrée de gamme. Sur son site, Google explique comment importer ses données en ligne (fichiers, photos ou musique) afin de les consulter à distance. Pour profiter de cet appareil, une connexion internet est donc nécessaire.

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Un Chromebook constitue une alternative intéressante à un PC Windows en raison de son tarif plus abordable, à condition d’avoir des besoins numériques élémentaires. Mais reste l’option d’une tablette, qui se situe dans la même gamme de prix. “Face à un iPad de dernière génération (389 euros), bien plus puissant et compatible avec un clavier, un Chromebook n’est pas forcément pertinent”, explique Adrian Branco, journaliste spécialisé chez 01net.com. “Un étudiant aura tout autant de possibilités en associant une tablette et un clavier, avec une meilleure durabilité” complète-t-il.

Toutefois, le format du Chromebook peut s’avérer rassurant pour certains utilisateurs, peu familiers avec les tablettes. Notamment les seniors, plus habitués aux formats d’ordinateurs classiques, et peu armés face aux logiciels malveillants visant Windows. “Si le choix est discutable pour un étudiant, un Chromebook peut être un bon achat, si l’on veut offrir un ordinateur portable à ses parents”, conclut Adrian Branco.

https://twitter.com/GrablyR Raphaël Grably Chef de service BFM tech