BFM Business
Tech

5G: la France lance les procédures d'attribution des fréquences

L'Arcep lance sa procédure d'attribution des fréquences 5G. L'ensemble du territoire sera couvert fin 2030, soit en 5G, soit en réseau de "type 5G", précise le régulateur des télécoms.

La France a lancé officiellement lundi sa procédure d'attribution aux opérateurs télécoms des futures fréquences 5G, suivant un système mixte comportant la cession à prix fixe d'un premier bloc de fréquences et des enchères pour les fréquences restantes, a indiqué lundi l'Arcep, le régulateur des télécoms. L'Arcep a lancé une consultation publique à ce propos qui prendra fin le 4 septembre.

La procédure d'attribution aura lieu quelques semaines plus tard, pour que le processus puisse être juridiquement bouclé au début de 2020, autorisant de premiers déploiements commerciaux à la fin de l'année, a expliqué Sébastien Soriano, le président de l'Arcep.

Le prix de cession à prix fixe et le prix de réserve des enchères seront fixés par le gouvernement, mais l'opération doit rapporter à l'État des recettes qui se chiffreront en milliards d'euros.

La France pas première, mais pas en retard

En Allemagne, le gouvernement a organisé un système d'enchères qui a rapporté 6,5 milliards d'euros, alors que les spécialistes misaient plutôt sur un chiffre compris entre 3 et 5 milliards.

La France "n'est pas dans les premiers" en Europe pour attribuer ses fréquences, mais elle "n'est pas en retard", a assuré le président de l'Arcep devant la presse. Selon le schéma présenté par l'Arcep, chaque opérateur devrait proposer une offre 5G dans deux villes françaises avant la fin de 2020.

Objets connectés, santé et voiture autonome

La montée en puissance serait progressive pour, qu'à la fin 2025, chaque opérateur ait équipé 12.000 sites en 5G, soit une couverture des deux tiers de la population environ. Pour les zones restantes, les opérateurs auront l'obligation de proposer un service "type 5G", d'un débit minimum de 240 mégabits par seconde. L'ensemble du territoire sera couvert, soit en 5G, soit en "type 5G", à la fin 2030.

Cette nouvelle norme est un bond technologique en matière de connexion. Sa vitesse peut atteindre 100 gigabits par seconde, soit 100 fois plus que la 4G, le temps de réponse est d'à peine une milliseconde et elle supporte la connexion simultanée de nombreux appareils sur un même réseau. Un enjeu crucial pour des secteurs clefs comme les objets connectés, la santé, la voiture autonome et la ville intelligente.

Pascal Samama avec AFP