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Lyon: 90 ans après la catastrophe de Fourvière, les pompiers racontent le drame en images

Il y a 90 ans, 39 personnes mourraient dans l'effondrement de la colline de Fourvière

Il y a 90 ans, 39 personnes mourraient dans l'effondrement de la colline de Fourvière - Musée des pompiers de Lyon

Ce vendredi, pour commémorer l'événement, le musée des pompiers de Lyon partage le rapport du commandant Mazars, écrit le soir de l'incendie, et des photos d'archives.

Il y a 90 ans, dans la nuit du 12 au 13 novembre 1930, un glissement de terrain provoque l'effondrement d'un pan de la colline de Fourvière, à Lyon. Les pompiers passent la nuit à chercher les victimes sous les décombres. Au total, le drame fait 39 morts. Ce vendredi, pour commémorer l'événement, le musée des pompiers de Lyon partage le rapport du commandant Mazars, écrit le soir de l'incendie, et des photos d'archives.

13 novembre 1930. Il est un peu moins d'une heure du matin lorsque l'alerte dans la caserne des pompiers de la Madeleine, à Lyon, retentit. Un accident grave vient de se produire dans le 5e arrondissement, sur la montée du Chemin Neuf, vers la rue Tramassac. Les pompiers, commandés par le capitaine Rochat, accourent et constatent l'ampleur du drame.

"Des gens appellent sous les décombres"

"La nuit est noire, et bien que le ciel soit d’une grande limpidité, l’éclairage public ne permet guère de se rendre compte de ce qui s’est passé", écrit le commandant Mazars. "Mais en arrière des maisons se sont effondrées, et des gens, surpris dans leur sommeil, appellent sous les décombres. Une trentaine d’autres ont déjà quitté précipitamment leur logis."

Les pompiers croient d'abord à une rupture de canalisation. Ils préviennent le service des eaux et demandent d'arrêter la distribution dans tout le quartier.

Un deuxième éboulement

Mais vers 1h50, alors qu'ils tentent de dégager les victimes, un nouveau bruit sourd se fait entendre. La colline de Fourvière s'écroule une deuxième fois, de façon beaucoup plus intense. L'hôtel du Petit Versailles, au 6-8 rue Tramassac est enseveli ainsi qu'une partie du couvent des Dames de Sion.

"Tous les sauveteurs qui travaillaient dans la cour de l’hôtel et dans les étages sont précipités sous le choc jusqu’au pied du "mur romain" et ensevelis sous les décombres et la terre qui montent dans la rue à la hauteur d'un premier étage!", se conclut le rapport du commandant Mazars.

39 morts

Toute la nuit, les sauveteurs continueront de chercher les victimes et d'évacuer les maisons touchées. Au total, le drame aura causé la mort de 39 personnes, dont 19 pompiers. Aujourd'hui, une plaque commémorative a été installée rue Tramassac.

Plus tard, l'enquête montrera que l'éboulement a été provoqué par plusieurs journées de pluie continues et par une infiltration d'eau trop importante dans les terres. Des travaux de consolidation de la colline ont depuis été effectués. Les eaux d'infiltration sont désormais drainées. Ce sont d'ailleurs elles qui permettent d'alimenter la fontaine de la basilique Notre-Dame-de-Fouvrière, située en contrebas.

Cyrielle Cabot Journaliste BFMTV