BFM Grand Littoral

Nord-Pas-de-Calais: comment les Wateringues tentent de limiter le risque de submersion

Les inondations meurtrières observées la semaine dernière en Belgique font craindre des phénomènes similaires entre Calais, Dunkerque et Saint-Omer dans les décennies à venir.

Les inondations qui ont endeuillé la Belgique la semaine passée mettent en lumière les problématiques liées au réchauffement climatique et à la montée des eaux. Dans le territoire voisin, au nord de la France, ces questions se posent particulièrement dans les Wateringues, triangle qui relie Calais, Dunkerque et Saint-Omer et qui a été construit sous le niveau de la mer.

Dans ce secteur, l'augmentation du niveau de la mer, estimée à 60 cm d'ici 2050 par les scientifiques, couplée à la hausse de la fréquence des pluies, fait craindre un risque de submersion.

L'institution intercommunale des Wateringues surveille de près ce phénomène, pour l'heure contrôlable grâce à des installations telles des digues et des écluses.

Une étude lancée en début d'année

"On a des pompes qui permettent aujourd'hui de faire face à ces périodes de crues pendant les phases de marées hautes mais peut-être qu'il faudra les renforcer, admet Philippe Parent, directeur de l'Institution intercommunale des Wateringues, au micro de BFM Grand Littoral. C'est toute une série d'hypothèses qui devront être réexaminées pour peut-être redimensionner nos pompes, revoir un peu nos pratiques."

Dans une logique d'anticipation, l'Institution a lancé une étude en début d'année pour savoir comment le territoire pourrait réagir face aux conséquences du réchauffement climatique.

Lolita Péron avec Florian Bouhot