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Vaccin contre le Covid-19: Sanofi vise un milliard de doses pour la fin 2021

Olivier Bogillot, président de Sanofi France, explique sur BFMTV que son laboratoire vient de débuter les tests de son futur vaccin sur 400 patients. L'objectif est de lancer sa commercialisation d'ici la mi-2021.

Sanofi est mobilisé dans la course au vaccin contre la Covid-19. Le laboratoire vient d'entamer les essais de phases 2, c'est à dire sur les humains.

Nous avons 400 patients dans cet essai. Nous aurons les résultats en décembre. Une fois que nous les aurons, on passera en phase 3 sur plusieurs dizaines de milliers de patients", explique ce mardi Olivier Bogillot, président de Sanofi France, sur BFMTV.

Mais comme il y a urgence, le laboratoire va bousculer la procédure habituelle et lancer la fabrication des vaccins avant même d'avoir les résultats de cette phase 3, attendue pour la mi-2021. L'objectif est de lancer la commercialisation immédiatement, une fois cette dernière phase terminée.

"Sans attendre, nous allons lancer la phase de fabrication si les résultats de la phase 2 sont significatifs, s’ils sont concluants", annonce Olivier Bogillot.

Nous produisons en grandes quantités, notre objectif est d’avoir un milliard de doses d’ici la fin 2021", ce qui représente un formidable effort d'approvisionnement en seringues aiguilles, boîtes, souligne le président de Sanofi.

Le vaccin sera fabriqué en partie en France, mais aussi en Allemagne et en Italie.

Des laboratoires au coude-à-coude

Ce vaccin représente un formidable challenge pour les laboratoires du monde entier. "Lancer une commercialisation au milieu de 2021, c'est exceptionnel vu que l’on a découvert ce virus en décembre de l’année dernière. C’est une course-poursuite, un travail acharné de plusieurs équipes scientifiques à travers le monde", fait savoir Olivier Bogillot.

Les concurrents d'hier sont les alliés d'aujourd'hui. Sanofi s'est par exemple associé au groupe britannique GSK pour la recherche d'un vaccin. Et les résultats ne vont pas tarder.

"Tous les concurrents sont dans un mouchoir de poche parce que finalement entre arriver en janvier ou arriver au mois d’avril, quelques mois comme cela c’est vraiment très court à l’échelle du développement", souligne-t-il.

Et tous ont une carte à jouer, au vue de la demande mondiale. " Je souhaite que plusieurs équipes réussissent et soient capables de fournir un vaccin parce qu’il va en falloir tellement qu’il faudra que plusieurs laboratoires gagnent", conclut Olivier Bogillot.
Coralie Cathelinais Journaliste BFM Éco