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Un retour du trafic aérien mondial au niveau d'avant-crise pas avant 2024

Le trafic aérien mondial ne retrouvera pas son niveau d'avant-crise avant 2024 selon l'Association internationale du transport aérien (Iata).

Le trafic aérien mondial ne retrouvera pas son niveau d'avant-crise avant 2024 selon l'Association internationale du transport aérien (Iata). - Ian Langsdon/Pool

IATA annonce qu'il faudra attendre 2024 pour un retour du trafic aérien mondial au niveau d'avant-crise.

Encore au moins quatre ans pour un retour du trafic aérien mondial au niveau d'avant-crise pas. Cette estimation a été donnée ce mardi par Iata (International Air Transport Association).

"Nous estimons maintenant que le niveau (de trafic) de 2019 ne sera pas atteint avant 2024, soit un an plus tard que ce que nous avions prévu précédemment", a déclaré Brian Pearce, le responsable financier de l'Iata, au cours d'une conférence de presse.

Il a invoqué un rétablissement du trafic plus lent que prévu en mai et en juin et les incertitudes qui demeurent sur la levée des restrictions aux frontières.

Le deuxième semestre "verra un rétablissement (du trafic) plus lent que ce que nous avions espéré, nous l'avons déjà constaté en mai et en juin", a-t-il ajouté, constatant que la recrudescence du Covid-19 dans un certain nombre de pays freinait la réouverture des frontières.

L'organisation estime désormais que la chute du trafic en 2020 sera de 63% contre 55% auparavant.

Le trafic aérien mondial ne retrouvera pas son niveau d'avant-crise avant 2024, en raison notamment des incertitudes sur les ouvertures des frontières qui pèsent sur les voyages internationaux
Le trafic aérien mondial ne retrouvera pas son niveau d'avant-crise avant 2024, en raison notamment des incertitudes sur les ouvertures des frontières qui pèsent sur les voyages internationaux © Iata
"Les projections dépendent beaucoup de la manière dont les pays contrôlent le virus", a-t-il noté, estimant que l'arrivée d'un vaccin contre le Covid-19 pourrait améliorer la situation des compagnies aériennes.

Par ailleurs, "le Royaume-Uni a arrêté ses liaisons avec l'Espagne et cela a créé de l'incertitude", a-t-il poursuivi, constatant enfin l'absence de réouvertures massives des liaisons long-courrier, "en particulier pour les voyages transatlantiques".

L'organisation, qui regroupe 290 compagnies aériennes, estime à 419 milliards le manque à gagner en 2020 pour le secteur, en raison de la crise du coronavirus. Soit une baisse de moitié des recettes mondiales du secteur de l'aviation commerciale.

De son côté, ADP estime que les traces de la crise Covid-19 se feront probablement ressentir jusqu'en 2027. Ce lundi, Augustin de Romanet, le PDG d'ADP, a indiqué dans un communiqué qu'un retour de trafic aérien à Paris au niveau de 2019 est attendu "entre 2024 et 2027".

Pour ADP, la paralysie du trafic s'est traduite par une perte de 543 millions d'euros au premier semestre, contre un bénéfice de 250 millions d'euros il y a un an, le trafic ayant subi une chute de plus de 62% dans les aéroports parisiens.

Pascal Samama avec AFP