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SiPearl, futur champion européen des microprocesseurs haute performance

[CONTENU PARTENAIRE] Ordinateurs capables de réaliser des dizaines de millions de milliards de calculs par seconde, les supercalculateurs sont aujourd’hui utilisés dans de nombreux secteurs stratégiques comme l’aéronautique ou la défense. Problème : les microprocesseurs haute performance nécessaires à leur fonctionnement sont à 99 % d’origine américaine ou chinoise. Ce qui n’est pas sans poser un sérieux problème de souveraineté à l’Europe. SiPearl, concepteur européen de tels microprocesseurs, est prêt à relever le défi. La société mène actuellement une politique active de recrutement. Le point avec Philippe Notton, Président-fondateur de l’entreprise.

Le marché des supercalculateurs est en très forte croissance au niveau mondial. Il représentait 5 milliards de dollars en 2020 et devrait atteindre les 9,4 milliards de dollars en 2024, le marché des microprocesseurs haute performance représentant la moitié de ce montant. Quels sont les secteurs demandeurs de ces supercalculateurs ?

Les supercalculateurs sont indispensables dans de nombreux secteurs hyper stratégiques. Actualité oblige, commençons par mentionner le secteur de la santé/biologie. Avec le début de la crise du Covid-19, il a fallu que les laboratoires se mettent en ordre de bataille pour créer les vaccins. Dans ce contexte, des supercalculateurs ont été utilisés pour faire progresser la recherche, qu’elle soit privée ou publique. Autre domaine d’application, il s’agit du climat. Si les prévisions sont de plus en plus fines, c’est non seulement parce que le maillage est de plus en plus précis en termes de mesure, mais c’est surtout parce que la puissance de calcul du calculateur de Météo France permet d’affiner le modèle pour des performances toujours meilleures. Autre exemple, celui de l’extraction pétrolière. Les sociétés du secteur utilisent des programmes de modélisation des sous-sols pour lesquels une grande puissance de calcul est nécessaire. Parmi les autres secteurs concernés, on peut citer l’aéronautique, la défense, l’automobile, le domaine de l’intelligence artificielle…

Dans le même temps, l’immense majorité des microprocesseurs utilisés par ces supercalculateurs sont d’origine américaine ou chinoise. Ce qui pose fatalement la question de la souveraineté française ou européenne dans des domaines souvent stratégiques, donc très sensibles…

Effectivement, Américains et Chinois disposent d’une large avance dans le domaine, ce qui entraîne des problèmes de souveraineté. Mais, l’Europe n’est pas dépourvue d’atouts. Ainsi, le groupe Atos est un des premiers fabricants mondiaux de supercalculateurs. Et, l’Union européenne s’implique fortement pour développer des technologies dans le domaine. Ainsi, en 2018 alors que je travaillais chez Atos, j’ai contribué au lancement du consortium européen public-privé EPI (European Processor Initiative) destiné à favoriser le retour en Europe de la conception de microprocesseurs haute performance. Un an après, j’ai créé SiPearl pour concrétiser ce projet.

Votre identité est européenne…

Nous sommes une société 100 % privée établie sur plusieurs sites : France (Maisons-Laffitte), Allemagne (Duisbourg) et, depuis peu, en Espagne (Barcelone). Nous avons pour vocation de concevoir et mettre sur le marché les microprocesseurs qui feront tourner les supercalculateurs européens. Mais nos ambitions vont beaucoup plus loin et nous visons les marchés mondiaux dans leur ensemble.

Votre société est en train de grandir. Quels sont vos objectifs en matière de recrutement ?

Sur ce type de secteur extrêmement technique, il existe deux types de problématique. Le premier est d’ordre financier. Le second concerne les ressources humaines. Il faut parvenir à attirer les talents puis à les fidéliser. C’est un problème que nous avons su anticiper. Disposant de plus de 20 ans d’expérience professionnelle dans le domaine des semi-conducteurs, j’ai pu constituer l’équipe de départ en recrutant les meilleurs professionnels que j’ai rencontrés au cours de ces quinze dernières années. Il s’agit d’anciens collaborateurs d’Atos, de STMicroelectronics, de Mediatek, ou bien encore d’Intel, les anciens de cette société constituant la base de notre équipe en Allemagne. Nous avons également intégré d’anciens salariés de Nokia. Aujourd’hui, la société compte plus de 40 collaborateurs.

Et pour la suite ?

Les recrutements vont concerner nos trois sites européens sur des métiers très experts. Nous sommes, concrètement, en train de recréer une filière en Europe pour le développement de ce type de composants. Nous recherchons principalement des ingénieurs, soit spécialistes du logiciel embarqué, soit orientés « design hardware », donc capables de concevoir des puces électroniques. Ils peuvent être seniors ou juniors. Nous favorisons également la diversité qui représente une réelle force pour l’entreprise : hommes/femmes, écoles d'ingénieurs/universitaires, multi-nationalité, multi-culture. Notre équipe est composée de personnes d’origines très diverses attirées tant par notre culture d’entreprise que par le fait que dans le domaine des semi-conducteurs, nous travaillons sur un projet qui n’a pas d’équivalent en Europe.

Dans l’idéal, quel sera, dans un plus long terme, l’effectif de l’entreprise ?

Nous prévoyons d’être 1 000 en 2025.

Ce contenu a été réalisé avec SCRIBEO. La rédaction de BFMBUSINESS n'a pas participé à la réalisation de ce contenu.

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