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Biotechnologies et bio-inspiration ou le futur de la révolution cosmétique

[CONTENU PARTENAIRE] À l’heure où de nombreux consommateurs à la recherche du « health care » exigent une plus grande transparence sur la traçabilité des cosmétiques qu’ils achètent, ce secteur est en pleine innovation. Vincent Briffaut, directeur des Ventes France chez Mibelle Biochemistry depuis 2009, nous présente les enjeux et les évolutions de ce marché, qui a subi une véritable révolution du fait de la crise sanitaire.

Pouvez-vous nous présenter en quelques mots l’ADN de Mibelle Biochemistry ?

Mibelle Biochemistry est une société suisse créée en 1991 qui produit des principes actifs à application cosmétique pour 90 % de son activité et qui développe également des compléments alimentaires. Soixante salariés sont répartis sur 3 structures en lien avec des distributeurs présents dans un grand nombre de pays.

· Toute la recherche et développement, la production et les services administratifs sont localisés à Aarau en Suisse, entre Bâle et Zurich ;

· Le groupe dispose en France d’une structure de représentation commerciale ainsi qu’un pôle de recherche et développement depuis octobre 2020 ;

· Une structure est également présente aux États-Unis pour une représentation directe sur ce marché.

Mibelle Biochemistry appartient à Mibelle Goup, un façonnier de 400 employés dans l’industrie cosmétique, qui appartient lui-même au groupe Migros, qui était à l’origine une immense chaîne de supermarchés qui s’est largement diversifiée sur de nombreux secteurs d’activité (production, distribution, etc.).

Mibelle Biochemistry célèbre cette année ses 30 ans. Un événement virtuel sera organisé à cette occasion auprès de ses clients, distributeurs et partenaires, avec le lancement d'un actif spécifique.

Quels sont les défis du secteur de la cosmétique que votre groupe doit relever aujourd’hui ?

Les consommateurs sont de plus en plus avertis concernant les compositions des produits de soins, grâce à de multiples applications sur smartphone qui permettent de scanner les produits. Ils réclament en retour beaucoup de transparence quant à la qualité des matières utilisées mais aussi de leurs approvisionnements. Les consommateurs deviennent des acteurs et influencent beaucoup les tendances actuelles du secteur de la cosmétique.

Ces applications révolutionnaires permettent de rassurer les consommateurs et témoignent d’une recherche de vérité.

Elles répondent plus à un souci de transparence et de compréhension de la composition d’un produit cosmétique, car bien souvent, le consommateur ne comprend généralement pas les termes chimiques la décrivant…

L’information sur la composition des produits passe par 3 canaux privilégiés :

· Les journaux qui éditent régulièrement des articles sur les principes actifs et matières premières qui composent les produits cosmétiques ;

· Les applications dont le choix des critères peut par ailleurs être discuté ;

· Des influenceurs qui orientent, directement ou indirectement, les choix des consommateurs.

Dans la chaîne de décision aujourd'hui, c’est le consommateur qui émet un besoin de plus en plus fort, qui est renvoyé aux marques, qui elles-mêmes le renvoient auprès des producteurs. On est indirectement en lien avec le consommateur mais directement sujet à satisfaire ses besoins et ses exigences, somme toute légitimes. Un client a plus d’exigences sur ses besoins en cosmétiques aujourd'hui qu'auparavant et les producteurs ont une meilleure écoute de ces exigences.

Comment les évolutions du marché de la cosmétique influencent-elles vos recherches ?

Dans ce besoin du consommateur qui remonte via différents canaux, l'important il y a quelques années était de pouvoir proposer des produits labellisés « bio ». La notion d’environnement et d'écologie était primordiale sur les développements de matières premières d'origine végétale. Aujourd'hui cet axe bio est évidemment toujours très présent, mais le « consom’acteur » en exige encore plus.

· La naturalité, enjeu majeur du secteur de la cosmétique actuelle qui demande de repenser les sourcings mais aussi les biotechnologies utilisées en précisant le degré de naturalité ;

· La traçabilité des matières utilisées pour le développement des actifs, très observée par les consommateurs et qui devient une exigence ;

· L’impact environnemental et sociétal, demande incontournable des acteurs de notre secteur qui doivent apporter une transparence plus importante en ce qui concerne la politique RSE, les sourcings responsables et locaux, des chaînes d'approvisionnement courtes, l’impact sur le développement durable.

Cette exigence à mesurer sur le long terme l'impact de l’activité au niveau social et environnemental s'est accrue avec la crise sanitaire actuelle et le besoin des consommateurs de disposer de produits sains, à la fois bons pour leur corps et respectueux de la planète. Le marché très important en France de la cosmétique s’en trouve donc fortement impacté : on a observé un changement dans les habitudes de consommation et une augmentation importante des besoins autour du cocooning du bien-être. Les canaux de distribution et d'achat utilisés par les clients ont, dans l’intervalle, fortement évolué vers la vente en ligne qui a explosé.

Quelles sont les valeurs de votre groupe qui vous permettent de répondre aux exigences de vos clients ?

Pour répondre aux exigences de nos clients (c’est-à-dire les marques) mais aussi des consommateurs, Mibelle Biochemistry travaille depuis de nombreuses années avec des partenaires locaux qui proposent des sourcings végétaux tracés, principalement en Suisse. À titre d’exemple, un actif développé il y a une dizaine d'années, Alpine Rose Active, a été relancé cette année avec un nouveau concept anti-âge, grâce à l’utilisation des feuilles de la rose des Alpes, une espèce qui pousse entre 1800 et 2500 mètres d’altitude dans une zone protégée, dans le cadre d’un partenariat avec des agriculteurs « bio ».

Le groupe s’est fortement impliqué dans le développement de biotechnologies de pointe qui permettent la production maîtrisée de biomasse sans avoir à dégrader les plantes, telles que :

· La culture de cellules souches végétales PhytoCellTec TM, développées par Mibelle Biochemistry il y a presque 20 ans et qui a permis la création du premier actif à base de cellules souches végétales objectivé sur cellules souches de peau ;

· La culture de cellules de mousse végétale MossCellTec TM ;

· Le bioréacteur d’algues extrêmophile unicellulaire.

Ces technologies ne nécessitent que très peu de matière végétale et permettent ainsi la valorisation d’espèces rares ou difficiles à cultiver.

Pour les producteurs de principes actifs, le maître mot est l’innovation. D’ailleurs, depuis sa création, Mibelle Biochemistry travaille sur des approches autour du biomimétisme et de la bio-inspiration : regarder ce que la nature peut nous apprendre et l’utiliser comme source d'inspiration ; s’inspirer de ce que la nature nous propose pour produire des actifs cosmétiques plus proches de ce qu’elle produit. C'est un domaine sur lequel Mibelle Biochemistry va beaucoup travailler en 2021 avec des conférences, des interventions autour du biomimétisme. Nous avons par exemple créé une molécule présente dans la nature à partir d’un venin d’anémone de mer, transposé pour créer un peptide, principe actif pour traiter des peaux sensibles.

« Inspired by nature, realized by science », tel est d’ailleurs le slogan de Mibelle Biochemistry : l’innovation grâce au biomimétisme n’a pas encore dit son dernier mot…

Propos recueillis par Lydia

Ce contenu a été réalisé avec SCRIBEO. La rédaction de BFMBUSINESS n'a pas participé à la réalisation de ce contenu.

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