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Environnement : les enjeux de la valorisation énergétique des déchets

[CONTENU PARTENAIRE] La société de collecte, tri et valorisation de déchets Astradec Environnement a été créée il y a 25 ans par Éric Bee. Spécialisée dans les métiers de service de curage et de pompage, elle défend aujourd’hui l’importance de la valorisation énergétique des déchets. Éléments de réponse avec Franck Agneray, le directeur général du Groupe.

Pouvez-vous détailler les spécificités d’Astradec Environnement ?

Astradec Environnement se situe dans le bassin Audomarois, dans la commune d’Arques. Il y a dans cette zone une forte densité d’industries papetières et cartonnières, et plus particulièrement dans la vallée de l’Aa. La société s’est donc développée au contact de ces entreprises et de leurs problématiques, à savoir la gestion et la valorisation de leurs déchets. Aujourd’hui, le Groupe s’articule autour de trois pôles :

Déshydratation et assainissement : il s’agit de service de curage/pompage et d’entretien des réseaux. Ce pôle englobe les métiers de déshydratation de boue. Le but étant de réduire les volumes des boues générées par des stations d’épuration urbaines ou des process industriels. La boue provenant de ces deux sources peut contenir jusqu’à 90 % d’eau. Astradec Environnement diminue sa teneur en eau, pour qu’elle ne soit plus qu’à hauteur de 70 %. Grâce à des unités mobiles, ces boues deviennent pelletables. Nous réalisons cette opération partout sur le territoire, et plus récemment en Suisse et en Belgique ;

Épandage des boues : la revalorisation des déchets organiques sous forme de compost. Notre bureau d’études travaille d’ailleurs au niveau national sur l’élaboration de plans d’épandage auprès des municipalités et exploitants agricoles, pour dimensionner leur capacité à recevoir ces boues ;

Recyclage et valorisation : ce dernier pôle est le plus développé des trois. Nous avons des activités de recyclage de métaux en région Bourgogne, avec des centres de rachat et de tri de matières ferreuses et non ferreuses. Astradec Environnement développe aussi des centres dans les Hauts-de-France (et plus particulièrement dans le Nord-Pas-de-Calais). Nous y réalisons la collecte et le tri de déchets issus de collectivités, du monde industriel et du BTP. La matière y est transformée et revalorisée.

Quels sont les enjeux du tri et de la valorisation des déchets ?

Il faut avant tout comprendre sur quoi reposent ces deux problématiques. L’ampleur d’un tel travail se mesure si l’on imagine des centaines de personnes trier et séparer durant trois semaines des tas de déchets mélangés, à l’aide de pinces à épiler. Quand tout est terminé, il ne reste alors plus qu’à envoyer ce qui peut l’être dans une filière de valorisation. Le principal problème est bien sûr le prix d’une telle opération !

Si le tri n’est pas effectué, les déchets sont alors envoyés dans un centre de stockage. Or, plus le prix de la décharge augmente, plus les solutions alternatives de recyclage et de tri deviennent pertinentes… Et c’est bien vers ce modèle-là que s’oriente Astradec Environnement. D’ailleurs, la solution alternative à l’enfouissement tend de plus en plus à se démocratiser ! D’une part, car les capacités d’enfouissement sont en train de se réduire. D’autre part, car la taxe sur l’enfouissement des déchets devient plus importante. Elle est aujourd’hui fixée à 37 €/T, mais sera de 65 €/T en 2025.

Malgré la pertinence de nos centres de tri, beaucoup de déchets non dangereux sont encore envoyés en centre d’enfouissement quand il n’existe pas d’autres solutions. C’est pourquoi nous avons des projets d’investissement pour fabriquer des CSR, c’est-à-dire des combustibles solides de récupération. Valoriser énergétiquement ces déchets pour les transformer en combustibles alternatifs permet de produire de la chaleur et/ou de l’électricité. Ce type de transformation est largement répandu en Allemagne, en Belgique et dans les pays d’Europe du Nord.

Comment envisagez-vous le développement d’Astradec Environnement ?

Astradec Environnement souhaite bel et bien s’inscrire dans la voie de l’énergie. Nous nous approchons déjà de ces métiers, puisque nous fabriquons chaque année plus de 70 000 tonnes de combustibles biomasse à partir de bois déchets afin d’alimenter des chaudières industrielles en Belgique.

Nous voulons aller plus loin dans cette voie, en étendant d’une part le champ d’application de ces combustibles alternatifs aux refus de tri destinés aujourd’hui à l’enfouissement. Et d’autre part, en répondant à la demande des industriels, pour leur fournir de l’énergie décarbonée, en construisant et exploitant pour eux des chaudières. Les mentalités évoluent en France, et nous sommes l’un des acteurs qui agissent en ce sens.

Ce contenu a été réalisé avec SCRIBEO. La rédaction de BFMBUSINESS n'a pas participé à la réalisation de ce contenu.

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