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Pour financer la santé et l'agriculture, Guillaume Peltier propose de supprimer 5 jours de RTT

Le député Guillaume Peltier, N.3 des Républicains -

Le député Guillaume Peltier, N.3 des Républicains - - Bertrand GUAY / AFP

Dans un entretien au JDD, le numéro 2 des Républicains préconise de supprimer jusqu'à 5 jours de RTT pour financer la santé et l'agriculture. Il propose en contrepartie d'augmenter les salaires en permettant par exemple "aux entreprises d’accorder jusqu’à 5000 euros de prime totalement défiscalisée et désocialisée".

Le numéro 2 des Républicains, Guillaume Peltier, suggère de supprimer jusqu'à 5 jours de RTT tout en augmentant les salaires, afin de financer santé et agriculture dans la "reconstruction" post-épidémie de coronavirus, dans un entretien au JDD.

"Nous devons soutenir la France du travail" et "le patriotisme économique est la clé de la reconstruction", considère le député du Loir-et-Cher, qui défend une ligne populaire et sociale. "Pourquoi ne pas sanctuariser la santé et l’agriculture avec un budget dédié, financé par le don de jours de RTT? Après la canicule de 2003, les Français ont offert une journée au titre de la solidarité nationale", avance-t-il. 

Selon lui, "contribuer à l’effort national, en supprimant jusqu’à cinq jours de RTT, c’est poser la question légitime du temps de travail. Mais à la condition d’augmenter les salaires". Il propose notamment de "permettre aux entreprises d’accorder jusqu’à 5000 euros de prime totalement défiscalisée et désocialisée, avec une priorité pour tous ces héros du quotidien, les milieux de cordée qui sont en première ligne" dans la lutte contre le coronavirus.

"La fin d'un monde"

Le responsable LR souhaite la création par le gouvernement d'un "Conseil national de la reconstruction (CNR) composé de parlementaires de tout bord, des collectivités territoriales, d’entreprises et salariés, sur le modèle du Conseil national de la résistance, dans un esprit de concorde nationale", comme en 1944. Il réclame aussi "un débat au Parlement sur la stratégie de déconfinement, de la protection sanitaire et de la relance économique".

Aux ses yeux, "cette crise n'est pas une crise de plus mais la fin d’un monde" où durant "des décennies, nos gouvernants nous ont vendu une société sans nation, sans frontière, sans industrie, sans agriculture, sans village…" "Notre vision s’inspire de celle du général de Gaulle comme de Nicolas Sarkozy: 'plus le trouble est grand, plus il faut gouverner'", soutient-il, saluant les "efforts inédits de l’État et des collectivités territoriales" dans la période.

Il épingle cependant Emmanuel Macron qui "devra s’expliquer car, secrétaire général adjoint de l’Élysée dès 2012, il est donc aux responsabilités depuis huit ans: comment a-t-on pu en arriver là?"

P.L avec AFP