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Pour Elisabeth Borne, la fourniture du masque est de "la responsabilité de l'employeur"

Interrogée sur BFMTV, la ministre du Travail a confirmé que la fourniture des masques aux salariés est "clairement une responsabilité de l'employeur", dont l'achat sera donc à sa charge.

Le port du masque dans tous les espaces partagés et clos en entreprise sera obligatoire d'ici la rentrée a confirmé la ministre du Travail Élisabeth Borne sur BFMTV, à l'issue d'une réunion avec les partenaires sociaux.

"Il est nécessaire de systématiser le port du masque dans tous les espaces de travail qui sont clos et partagés", comme les "salles de réunions, couloirs, vestiaires, open spaces" a ajouté la ministre.

Le masque, un équipement individuel de sécurité

Considéré comme un équipement individuel de sécurité, le masque, chirurgical ou en tissu, est à la charge de l'entreprise.

"Quand il s'agit de faire bénéficier les salariés de ces masques, c'est clairement une responsabilité de l'employeur" a commenté, sur BFMTV, la ministre.

Si les grandes entreprises devraient pouvoir assumer sans problème le coût de cette fourniture à chaque salarié, les PME en sont moins certaines.

Mesures sanitaires: un coût de 100 euros/mois par salarié

Le président de la CPME Ile-de-France a déjà demandé au gouvernement de ne pas laisser les employeurs prendre en charge seuls le surcoût durable des mesures sanitaires (masques, gel hydroalcoolique, désinfection des postes de travail, distanciation) qui représente, selon ses estimations environ 100 euros par mois et par salarié.

Une mesure appelée à durer en entreprise

La mesure d'obligation du port du masque en entreprise est, par ailleurs, appelée à durer.

"L'épidémie présente à l'evidence des signes d'accélération" a-t-elle ajouté sur BFMTV et, concernant un éventuel retour en arrière sur cette obligation en entreprise, "je crains que cela ne soit pas pour demain" a commenté la ministre.

Elisabeth Borne a ainsi justifié l'obligation du port du masque en entreprise: "nous tirons les conséquences de l'avis rendu vendredi dernier par le Haut conseil de la santé publique qui prend en compte le risque de propagation du Covid-19 par aérosols (fines gouttelettes en suspension dans l'air expiré par les malades, NDLR)".

Frédéric Bergé
https://twitter.com/BergeFrederic Frédéric Bergé Journaliste BFM Éco