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Taux: le FMI prône aussi des politiques monétaires laxistes.

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(CercleFinance.com) - Le FMI semble avoir amorcé l'automne dernier une sorte de 'révolution culturelle' consistant à ne plus faire reposer le 'sauvetage' d'un pays uniquement sur des lignes de crédit d'urgence en contrepartie d'une austérité de

(CercleFinance.com) - Le FMI semble avoir amorcé l'automne dernier une sorte de 'révolution culturelle' consistant à ne plus faire reposer le 'sauvetage' d'un pays uniquement sur des lignes de crédit d'urgence en contrepartie d'une austérité de fer juqu'à ce que les finances soient assainies... ou que l'Etat concerné fasse faillite à l'issue d'une trop longue dépression économique.
Il faut également s'appuyer sur une politique accomodante des banques centrales et Christine Lagarde enfonce le clou, suggérant que la BCE devrait assouplir sa politique monétaire 'ce qui serait approprié afin de soutenir la demande' (-) et d'éradiquer l'incertitude économique'.

Le maintien artificiel de taux bas face à un endettement élevé n'est donc plus considéré comme une stratégie aventureuse et la patronne approuve même le Japon qui se fixe un objectif d'inflation de 2%.

Voilà implicitement une carte blanche du FMI aux stratégies de dévaluation compétitive, même s'il faut pour cela précipiter le Yen sous des planchers plus observés depuis 2008 et accroître l'endettement du Japon dans des proportions qui semblent intenables, même dans un pays qui possède beaucoup d'épargne car la population est vieillissante et les épargnants sont de moins en moins nombreux.

Pour l'heure, les taux longs nippons se détendent avec la perspective d'injections monétaires 'illimitées' et demeurent très bas à 0,755% (c'est proche des planchers historiques).

En Europe, cette séance de vendredi est placée sous le signe de la consolidation pour les bons du Trésor, ce qui ne doit guère surprendre dans un contexte d'optimisme univoque concernant les actions et de désaffection pour la 'sécurité': les Bunds voient leur rendement se retendre à 1,57%, les OAT affichent 2,16%, le '10 ans' espagnol remonte à 5,14% et le '10 ans' italien à 4,18%.

Une série de chiffres était très attendue ce matin: la Chine rassure les économistes avec une haussse de 7,9% du PIB au 4ème trimestre mais la croissance globale en 2012 n'atteint que +7,8% et s'avère être la plus faible depuis 13 ans (à comparer avec 10,4% en 2010 et 9,3% en 2011).
C'est le premier petit sursaut après sept trimestres consécutifs de repli qui avaient débouché sur un plancher de 7,4% au 3ème trimestre 2012.

Les ventes de détail ont bondi de +14,3% mais cela ne suffit pas à compenser le ralentissement des exportations.
D'autre part, le marché automobile chinois qui fait tant rêver n'a progressé que de 4,3% en 2012, très loin des 15 à 20% de croissance annuelle ancrés dans l'imaginaire des investisseurs (de tels scores remontent à 2007/2008) qui y voient toujours un eldorado pour les constructeurs étrangers.

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