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Paris: repli modéré malgré les tensions géopolitiques.

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(CercleFinance.com) - Malgré le très net regain de tension en Ukraine et en Israël, le marché parisien, un temps repassé en territoire positif, dans le sillage de Wall Street, limite ses pertes à environ 1h15 de la cloche. Peu après 16h00, le

(CercleFinance.com) - Malgré le très net regain de tension en Ukraine et en Israël, le marché parisien, un temps repassé en territoire positif, dans le sillage de Wall Street, limite ses pertes à environ 1h15 de la cloche.

Peu après 16h00, le principal indice parisien cède 0,1% à 4.310 points.

En l'absence d'indicateur macroéconomique significatif dans la zone euro, le 'risque géopolitique revient sur le devant de la scène boursière, éclipsant également les résultats trimestriels des entreprises américaines', constate Christopher Dembik, analyste chez Saxo Banque.

'Les évènements récents impactent inévitablement les marchés mondiaux, et l'incertitude quant aux prochaines étapes prises par les gouvernements occidentaux constitue l'élément-clef', corrobore Chris Beauchamp, analyste marchés chez IG.

Alors que les Etats-Unis, appuyés par l'Union Européenne, ont pris de nouvelles sanctions économiques à l'égard de la Russie, lesquelles ont vivement fait réagir Moscou - le ministre des Affaires étrangères a jugé cette nouvelle vague de sanctions 'scandaleuse' et a promis une riposte 'qui sera reçue à Washington de manière douloureuse' -, un Boeing 777 de Malaysia Airlines s'est écrasé hier en fin d'après-midi en Ukraine, près de la frontière russe.

L'appareil, qui transportait 298 passagers, devait rallier Kuala Lumpur (Malaisie) au départ d'Amsterdam (Pays-Bas) et a été abattu par un missile sol-air. A ce stade, Kiev et le Kremlin se rejettent mutuellement la responsabilité de ce crash, survenu dans une zone particulièrement sensible contrôlée par les séparatistes russes.

Le gouvernement israélien a, lui, confirmé le lancement d'une offensive terrestre qui pourrait être lourde de conséquences à Gaza, après dix jours de raids aériens qui ont fait environ 240 victimes.

Sur le front macroéconomique,l'indice de confiance des consommateurs du Michigan en juillet s'est par ailleurs établi à 81,3, contre 83 attendus et après 82,5 le mois dernier. L'indice des indicateurs avancés du Conference Board en juin a, lui, crû de 0,3%, alors que les économistes tablaient sur +0,5%.

Pour autant, le Conference Board s'est montré plutôt optimiste pour le second semestre.

Au chapitre des valeurs françaises, Alstom (+0,9% à 27,6 euros) figure toujours parmi les plus fortes progressions du CAC 40 après un relèvement de recommandation d'UBS, passé de 'neutre' à 'achat' avec un objectif de cours porté de 29,5 à 31 euros.

Le courtier helvète juge 'séduisant' le profil risque/rendement du titre et souligne que le groupe industriel français devrait lancer, dès la finalisation de la vente de ses activités énergétiques à General Electric, un programme de redistribution de cash aux actionnaires.

Misant sur un carnet de commandes à la baisse à moyen terme, l'analyste a a contrario dégradé Technip de 'neutre' à 'achat', avec un objectif de cours ramené de 89 à 82 euros. L'action du groupe parapétrolier recule en conséquence de 1,4% à 75,6 euros et accuse l'un des replis les plus marqués de l'indice phare.

Enfin, Airbus Group accentue son mouvement baissier (-1,6% à 44,3 euros), alors qu'Espirito Santo préconise toujours de vendre le titre de l'avionneur européen. Ce dernier aura selon les analystes du mal à se conformer à ses objectifs annuels, en dépit d'un salon de Farnborough (Grande-Bretagne) durant lequel il a enregistré 496 commandes et intentions d'achats.

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