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Paris: la Russie et l'Argentine pèsent.

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(CercleFinance.com) - La Bourse de Paris s'embourbe en territoire négatif durant une séance d'une exceptionnelle densité, avec notamment une salve de résultats d'entreprises que le contexte géopolitique tend à reléguer au second plan. Peu avan

(CercleFinance.com) - La Bourse de Paris s'embourbe en territoire négatif durant une séance d'une exceptionnelle densité, avec notamment une salve de résultats d'entreprises que le contexte géopolitique tend à reléguer au second plan.

Peu avant 16h00, le CAC 40 cède environ 1,1% à 4.266 points.

Force est de constater que la baisse de 0,1 point du taux de chômage dans la zone euro en juin à 11,5% ne pèse pas sur la tendance, d'autant que le taux d'inflation, surveillé comme le lait sur le feu par la BCE a quant à lui reculé de 0,1 point en première estimation à 0,4% en juillet, alors qu'au chapitre géopolitique les tensions demeurent très fortes entre la Russie et les Occidentaux.

Vladimir Poutine a en effet vu rouge après l'annonce de sanctions supplémentaires contre son pays, des dispositions sans précédent depuis la Guerre froide. Le locataire du Kremlin a en particulier évoqué une hausse des prix de l'énergie dont les répercussions économiques sont à ce stade difficiles à évaluer, mais qui pourrait se révéler désastreuse pour l'économie de l'Union européenne.

Par ailleurs, l'Argentine se retrouve désormais en défaut de paiement, pour la troisième fois en l'espace de 28 ans, ce qui 'aggrave davantage la récession accentuée par une inflation exorbitante de 30% par an', relève XTB France, selon lequel le Brésil - dont les perspectives macroéconomiques sont déjà moroses - pourrait également souffrir de cette situation.

De l'autre côté de l'Atlantique, l'indice PMI de Chicago a déçu, ressortant à 52,6 ce mois-ci, contre un consensus de 63 environ et après 62,6 en juin. Le Département américain du travail a pour sa part comptabilisé 302.000 demandeurs d'emplois lors de la semaine close le 26 juillet, contre environ 303.000 attendus et après 279.000 la semaine précédente (chiffre révisé de 284.000).

Avant ce nouvel indicateur rassurant quant au redressement du marché de l'emploi américain, la Réserve fédérale avait reconduit son biais favorable sur l'état de la première économie mondiale.

'La Fed a cependant une nouvelle fois souligné que la situation sur le marché de travail traduit une sous-utilisation des capacités. Il n'y a donc aucune urgence à relever les taux d'intérêt', a indiqué Barclays Bourse ce matin.

Sur le front des valeurs du CAC 40, Kering (+4,7% à 159,4 euros) se hisse nettement en tête du palmarès à la faveur de ses comptes semestriels, marqués notamment par une hausse de 7% du résultat net part du groupe (RNPG).

EDF (+4% à 24,4 euros) a quant à lui enregistré une hausse de 8,3% de son RNPG.

Malgré une perte nette de 4,3 milliards d'euros sur le deuxième trimestre en raison de la lourde amende infligée par les autorités américaines dans le cadre des transactions réalisées en dollars avec des pays soumis à un embargo des Etats-Unis, le titre BNP Paribas limite les dégâts, ne cédant que 0,1% à 49,8 euros.

Enfin, Alcatel-Lucent (-6,2% à 2,7 euros) est bon dernier de l'indice phare en dépit d'une perte nette (part du groupe) ramenée à 298 millions d'euros au deuxième trimestre.

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