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La dévaluation du yuan fait chuter de 3,4% la Bourse de Paris

La dévaluation du yuan a fortement impacté le CAC 40, mercredi en fin de matinée.

La dévaluation du yuan a fortement impacté le CAC 40, mercredi en fin de matinée. - Bertrand Guay - AFP

La Bourse de Paris a baissé de 3,40%, mercredi 12 août, à la suite de la nouvelle dévaluation de la monnaie chinoise suscitant des craintes sur le ralentissement de la deuxième économie mondiale.

La Bourse de Paris a été durement affectée (-3,40%) mercredi 12 août 2015 par la nouvelle dévaluation de la monnaie chinoise.

La Bourse de Francfort a, de son côté, fait une chute de plus de 3% réagissant très mal, à l'instar des autres marchés boursiers .L'indice vedette Dax, qui avait déjà chuté de 2,68% mardi, a abandonné, sur la séance de mercredi, 3,27% à 10.924,61 points.

A Paris, l'indice CAC 40 a perdu 173,60 points à 4.925,43 points, dans un volume d'échanges plus étoffé que les derniers jours de 5,3 milliards d'euros. La veille, la Chine avait déjà provoqué un recul de 1,86% du marché parisien.

En fin de matinée, l'indice CAC 40 avait perdu près de 3% à 4.949,01 points. La veille, la Chine avait déjà provoqué un recul de 1,86% du marché parisien. "La Chine pèse lourdement sur les marchés depuis 48 heures", résume Alexandre Baradez, analyste chez IG France.

Le marché reste sous le coup de la dévaluation de la monnaie chinoise, d'autant plus que le pays a abaissé de nouveau fortement mercredi le taux de référence du yuan face au dollar à 6,3306 yuans pour un dollar, contre 6,2298 yuans mardi, et ce pour le deuxième jour consécutif. La banque centrale chinoise avait pourtant averti mardi que cette soudaine baisse du niveau du yuan était "une action unique" et ne se répéterait pas.

Les indicateurs chinois inquiètent

"Le marché s'était dit que les autorités resteraient tranquilles pendant quelques jours après la première dévaluation mais la deuxième a surpris parce qu'elle est très rapprochée", selon l'analyste.

Les investisseurs ont également été perturbés par le fort ralentissement de la production industrielle en Chine en juillet, avec une hausse de 6% sur un an, très en-deçà des attentes des analystes. Pour Alexandre Baradez, ce chiffre non seulement "n'a pas rassuré les marchés" mais il alimente l'idée que la Chine dévalue sa monnaie "pour limiter le ralentissement économique qui aura un impact sur l'Europe et les Etats-Unis".

Sur le marché parisien, l'ensemble des valeurs du CAC 40 reculait et les entreprises exposées à la Chine étaient comme la veille les plus sanctionnées, avec Renault (-3,37% à 81,98 euros), Valeo (-4,81% à 114,90 euros), LVMH (-4,31% à 157,75 euros) et ArcelorMittal (-3,05% à 8,07 euros).

Y.D. avec AFP