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Carmat: pourquoi le décès du 3ème patient ne fait pas chuter l'action

Le décès du troisième patient, implanté d'un cœur artificiel Carmat, ne compromettra pas la suite des projets de la "medtech" française.

Le décès du troisième patient, implanté d'un cœur artificiel Carmat, ne compromettra pas la suite des projets de la "medtech" française. - Franck Fife / AFP

Les investisseurs ont plutôt bien réagi après l'annonce, mardi soir, du décès du troisième patient ayant bénéficié de l'implantation d'un coeur artificiel Carmat. Le titre était même en nette hausse ce mercredi.

Les investisseurs ont, semblent-ils, mieux accueilli le troisième décès d’un patient implanté d‘un cœur artificiel Carmat que lors des deux premières fois. En effet, ce mercredi 23 décembre, après avoir ouvert dans le rouge (-1,7%), le titre de la "medtech" française, qui a navigué toute la journée au-dessus de 40 euros, a clôturé en hausse de 3,27%. Un scénario très différent des précédents décès où la nouvelle avait entraîné la suspension de l'action pendant une journée et des réactions boursières assez virulentes après la reprise de cotation (-5,26% la première fois et -7,36% pour la seconde). 

Il faut dire que, contrairement aux deux premiers patients, "les analyses réalisées n’ont pas montré d’implication de la prothèse dans le décès" du septuagénaire, qui "souffrait d’une combinaison de pathologies sévères, en particulier d’insuffisance rénale", souligne le groupe dans son communiqué.

Pas de remise en cause du projet

Ce nouveau décès ne remet, en tout cas, pas en cause les projets de développement du cœur artificiel comme le confirme Marcello Conviti, le directeur général de Carmat: "La société réaffirme son engagement dans la réussite du projet et concentre ses efforts sur la poursuite des prochaines étapes cliniques et industrielles nécessaires au développement de l’entreprise." 

D’autant que "les critères de succès de l’étude comportent la survie à 30 jours après l’implantation.", peut-on lire dans le communiqué de l'entreprise. Dans le cas présent, le patient aura vécu un peu plus de huit mois, soit un petit moins que le précédent, qui était décédé après avoir porté pendant neuf mois le coeur artificiel Carmat.

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Sami Bouzid