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Investir: comment bien gérer le risque financier lié à vos placements?

Parce que réaliser des placements dont la rentabilité espérée peut être élevée sans pour autant prendre de risques relève de l'inexistant, mieux vaut faire en sorte de calculer comme il se doit cette prise de risques.

Investir sans prendre de risques aujourd'hui revient à miser sur les livrets d'épargne à l'instar du Livret A (qui rapporte 0,75% par an, net de prélèvements sociaux et fiscaux), ou bien à structurer son assurance-vie en privilégiant les fonds en euros (1,83% de rendement moyen en 2017 et 2018, net de prélèvements sur encours et avants prélèvements sociaux, selon l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution). Ces deux supports revêtissent l'avantage non négligeable de garantir à la fois un capital et des intérêts assurés. Encore faut-il que l'inflation ne viennent pas largement empiéter sur la rentabilité desdits placements.

Aussi, pour dynamiser un portefeuille, la prise de risques (limitée et en fonction de votre appétence aux risques et de l'ampleur du patrimoine dont vous disposez) peut-être une option. Sauf que, comme souvent, il est recommandé de suivre un certain nombre de bonnes pratiques pour justement bien gérer cette prise de risques.

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Investir: la stratégie patrimoniale du 80-20

Dans le cas où vous disposeriez d'une faible inclination au risque mais que vous avez un peu de temps devant vous (au moins huit années), l'une des options à considérer peut-être celle du 80-20. Une stratégie patrimoniale qui consiste à placer 80% de votre épargne sur des actifs sécurisés comme les fonds en euros et 20% sur des produits non garantis, comme les actions.

L'avantage de cet arbitrage réside dans le fait qu'in fine, la rentabilité de la partie sécurisée rattrapera les potentielles pertes de la partie risquée. En outre, cette stratégie permet de protéger votre patrimoine même si les marchés financiers viennent à se retourner. Et si la tendance se révèle haussière, la performance globale de votre portefeuille sera meilleure que si ce dernier n'était composé que d'actifs sécurisés.

Si vous disposez d'une appétence aux risques plus élevée et que votre profil patrimonial le permet, le fait d'accroître la part d'actifs non garantis peut également constituer une bonne option. Dans tous les cas, il convient toujours de conserver à l'esprit que la diversification demeure le maître-mot pour sécuriser votre portefeuille. N'hésitez pas de ce fait à diversifier vos placements (actions, obligations, immobilier), mais également à varier la maturité des obligations détenues (la différence entre le moment d'achat de votre actif et sa date d'échéance finale), ainsi que les zones géographiques auxquels ils se rapportent.

Investir: pourquoi la régularité paie

Pour limiter les risques, la diversification n'est pas le seul point à considérer (et à appliquer). Le fait de jouer la carte de la régularité en investissant tous les mois ou tous les trimestres par exemple sur différents supports constitue, là encore, une bonne pratique à adopter pour lisser la prise de risques. L'avantage de cette stratégie? Elle permet de se constituer un prix de revient moyen. A noter qu'un certain nombre de contrats d'assurance vie permettent justement de choisir un mode de gestion qui génère un arbitrage automatisé. Concrètement, l'investisseur ne sait jamais s'il achète au plus haut ou au plus bas, notamment pour les actions. Lisser son investissement permet donc de limiter le risque d'acquérir des actifs au pire moment d'un cycle. 

Dans tous les cas, qu'il s'agisse de structurer son portefeuille en vue de légèrement le dynamiser, de diversifier ou de réaliser des investissements de façon régulière… Tous ces éléments permettent non seulement d'encadrer vos investissements mais aussi de réduire de manière significative la prise de risque.

Julie COHEN-HEURTON