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Immobilier: les prix se stabilisent en Ile-de-France, sauf à Paris

Les notaires ont fait état jeudi d'une activité soutenue au premier trimestre 2016. Toutefois, les prix dans l'ancien n'ont pas évolué, sauf à Paris.

Les notaires ont fait état jeudi d'une activité soutenue au premier trimestre 2016. Toutefois, les prix dans l'ancien n'ont pas évolué, sauf à Paris. - Eric Piermont - AFP

"Dans la capitale, les prix des appartements anciens ont grimpé de 1,2% au premier trimestre 2016, sur un an. Une légère hausse est prévue dans les mois à venir, au-dessus des 8.000 euros\/m²."

Malgré une activité toujours dynamique, les prix des appartements anciens en Ile-de-France sont restés stables au premier trimestre 2016, selon les indices Notaires-Insee publiés ce jeudi. En revanche, ils ont progressé à Paris de 1,2% sur un an, à 8.000 euros le mètre carré. Le marché des maisons anciennes affiche quant à lui une hausse de prix guère plus marquée (+0,6%).

Le marché immobilier francilien devrait peu évoluer au cours des prochains mois, indiquent les notaires, qui anticipent en juillet une hausse annuelle des prix de vente limitée à 0,3% pour les appartements et à 0,4% pour les maisons. Dans la capitale, le prix au m² continue d’osciller depuis un an autour de 8.000 euros, mais pourrait remonter à 8.060 euros (+1,2% toujours en un an).

Les taux de crédit comme principal levier

Par ailleurs, les ventes de logements anciens ont progressé de 11% au 1er trimestre 2016, avec une amélioration encore plus nette pour les maisons (+13%) que pour les appartements (+10%), souligne le communiqué. L'activité profite depuis un an du "niveau exceptionnellement attractif des taux d’intérêt", qui donnent le coup de pouce nécessaire pour motiver les acquéreurs.

Le logement neuf bénéficie également d’une réglementation (dispositif fiscal Pinel ou PTZ) qui stimule l’activité. Ces facteurs structurels entretiennent le désir de devenir propriétaire, estiment les professionnels du secteur. L'environnement devrait rester favorable dans les prochains mois "sans pour autant que l’on constate un emballement", conclut l'étude.

Julien Mouret