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Romain Gerardin-Fresse : « Il est possible de sortir grandi de cette crise »

GFK CONSEILS JURIDIS

GFK CONSEILS JURIDIS - MEDIAS FRANCE

[CONTENU PARTENAIRE] Romain Gerardin-Fresse est le fondateur du cabinet de conseils GFK CONSEILS JURIDIS, qui accompagne de nombreux chefs d’entreprises depuis le début de la pandémie.

Lorsqu’on l’interroge sur les différences entre le début de la pandémie qui a surpris tout le monde et la fin d’année 2020, marquée par un deuxième confinement plus attendu, Romain Gerardin-Fresse est sans appel.

Ce qu’il l’a frappé, c’est la résilience et le fatalisme de nombreux professionnels.

«Le fatalisme d’abord, et c’est lui d’ailleurs qui a induit leur résilience.

Le premier confinement a été détonnant, en ce qu’il était novateur dans leur expérience de dirigeant. Le second a contrario n’avait plus ce caractère d’inédit.

Ils ont pu également mieux s’y préparer, et le rythme qui avait été adopté dès le premier – je pense notamment au télétravail – a été conservé. La familiarisation avec les processus d’aides aux entreprises, très vite instauré par l’État, et l’accompagnement de la banque publique d’investissement ont permis d’appréhender avec un peu moins d’angoisse ce deuxième confinement. D’abord parce que s’y préparant, il n’a pas revêtu ce caractère de brutalité, mais également parce qu’il s’est presque inscrit dans une suite logique. »

Pour Romain Gerardin-Fresse, « 2020 a marqué un tournant majeur dans la manière d’appréhender le management et la gestion des ressources humaines. »

Selon lui, « le contact avec l’autre était à proscrire, un temps du moins, celui de de la distanciation sociale (devenu physique), aux fins de casser la chaîne de transmission du virus.

Mais il n’était pour autant pas possible de figer totalement, et sans visibilité sur la temporalité, une économie mondiale.

Il a donc fallu s’adapter, faire évoluer l’archétype de travail.

Digitaliser les systèmes de production, repenser son rapport à son collègue, respecter la hiérarchie et les contraintes de son poste, bien qu’en ayant de facto, une plus grande autonomie. Les paradigmes ont changé, et les schèmes se sont déplacés. Pour certains, avec un nombre conséquent d’avantages, pour d’autres tout autant d’inconvénients. »

Mais, précise-t-il, « la première variable pour que cette nouvelle organisation fonctionne demeure la confiance.

Une confiance qui doit être bilatérale ; celle de l’hiérarque envers son subordonné, et réciproquement. »

Lorsqu’on lui demande si l’on peut-on sortir grandi de cette crise, il nous apparaît optimiste.

« Je le crois oui.

Ça n’est pas simple. Cela nécessite d’être solidement entouré, et encouragé.

Une fois l’émotion épidermique passée, il faut – et c’est difficile – dépasser le légitime sentiment de découragement.

Il ne faut pas sous-estimer l’impact et la charge émotionnelle énorme du chef d’entreprise qui doit, comme le tout à chacun vivre avec les restrictions du quotidien, auxquelles se surajoutent le poids de sa responsabilité envers ses salariés, ses créanciers, ses banquiers, la crainte de perdre ce qu’il a investi dans son outil de travail. »

Et c’est justement la mise en place d’un projet d’entreprise nouveau, et adapté aux contraintes du quotidien, qui peut être pour Romain Gerardin-Fresse « à la fois être un moteur précieux, et un vecteur encore plus grand de réussite. Réussir à résister, en dépassant l’adversité et en créant un modèle conjoncturel qui fonctionne. »

Romain Gerardin-Fresse interviendra en tant qu’expert dans l’émission FOCUS PME le 13 février prochain à 11h56 et le 14 Février à 16h56, en simultané sur BFM BUSINESS et à la radio.

Ce contenu a été réalisé en partenariat avec MEDIAS FRANCE. La rédaction de BFM BUSINESS n'a pas participé à la réalisation de ce contenu.

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