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Les entreprises de taille intermédiaire affichent un optimisme inédit depuis 5 ans

Les entreprises de taille intermédiaire

Les entreprises de taille intermédiaire - Thierry Zoccolan- AFP

50% des ETI prévoient une hausse de leur chiffre d'affaires et seulement 11% une baisse, selon une enquête de Bpifrance.

Les entreprises de taille intermédiaire (ETI) françaises font preuve d'un optimisme au plus haut "depuis cinq ans" sur leurs perspectives d'activité. C'est ce que montre une étude conjointe de Bpifrance et de la Direction générale des entreprises (DGE) publiée mercredi.

Selon cette étude réalisée en mars et avril à partir de 518 questionnaires, 50% des ETI prévoient une hausse de leur chiffre d'affaires en 2017 et 11% une baisse, ce qui représente un solde d'opinion positif de 39 points, en hausse de trois points par rapport à 2016.

"Ces perspectives n'atteignent toutefois pas le niveau d'optimisme de l'année 2011 qui se manifestait par un solde d'opinion prévisionnel supérieur de 10 points", souligne l'étude.

Reprise dans la construction

Par secteur, la tendance est fortement repartie à la hausse dans la construction, continue de se renforcer dans l'industrie et plus encore dans les services, mais décélère dans les branches liées à la consommation des ménages (commerce, transports, hébergement-restauration), détaille-t-elle.

Les ETI internationalisées sont par ailleurs les plus optimistes pour 2017, même si leurs objectifs d'exportation en 2016 n'ont pas été atteints.

En revanche, en termes d'emplois, les ETI prévoient une croissance plus rapide de leurs effectifs sur le territoire national que dans leurs implantations étrangères: le solde d'opinion relatif aux perspectives de recrutement des ETI en France a augmenté de 5 points, tandis que celui concernant les perspectives à l'étranger reste stable à 13 points.

Les investissements en léger ralentissement

Concernant l'investissement, les prévisions pour les opérations de croissance interne sont bien orientées, même si elles n'accélèrent pas par rapport à 2016.

L'investissement ralentirait en particulier dans l'industrie, potentiellement lié à l'arrêt de la mesure de suramortissement des investissements productifs mi-avril, mais accélérerait dans la construction et les services aux entreprises, explique l'étude.

Sur les opérations de croissance externe, les intentions pour 2017 sont en hausse, avec 41% des ETI prévoyant de prendre une participation dans une autre entreprise, contre 36% en 2016, et 28% de créer une filiale, contre 24% il y a un an.

Le statut d'ETI a été créé en 2008 et désigne les entreprises réalisant entre 50 millions et 1,5 milliard d'euros de chiffre d'affaires, et employant de 250 à 5.000 salariés.

J.M. avec AFP