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Les dirigeants de PME se disent "combatifs" et voient dans la crise une "opportunité"

Le niveau de stress est en net recul chez les chefs d'entreprise.

Le niveau de stress est en net recul chez les chefs d'entreprise. - Flazingo Photos- Flickr- CC

Selon une étude de Bpifrance, seulement 7% des patrons interrogés se déclarent abbatus par la crise actuelle.

Les dirigeants de PME et d'entreprises de taille intermédiaire (ETI) se déclarent majoritairement "combatifs" face à la crise sanitaire qui peut aussi représenter une "opportunité", selon une enquête publiée mercredi soir par Bpifrance.

A 69%, les 856 patrons qui ont répondu à la banque publique durant la première quinzaine de novembre se disent "combatifs" et seulement 7% se déclarent "abattus", contre 24% disant être "ni l'un ni l'autre".

A 69% également, les patrons affirment n'avoir jamais "songé à tout laisser tomber", contre 27% qui reconnaissent y avoir pensé au moins une fois, et 4% qui ne savent pas.

Dans la même enquête réalisée au mois de juillet auprès d'un échantillon plus large de 1.734 répondants, ils étaient encore 82% à déclarer n'avoir jamais songé à tout laisser tomber.

En novembre, les dirigeants de PME et d'ETI déclarent à 63% être d'accord avec l'affirmation selon laquelle "la crise a été ou reste l'occasion de saisir des opportunités pour mon entreprise", notamment sur l'innovation et la digitalisation.

La situation économique agit comme un révélateur

Par ailleurs, "cette crise a révélé aux dirigeants qu'ils ne pouvaient plus être tout puissants", a expliqué l'AFP Elise Tissier, directrice de Bpifrance Le Lab.

Ces patrons sont ainsi 88% en novembre à estimer que leurs collaborateurs les aident à surmonter les difficultés et que ce soutien "sera encore décisif demain".

Compte tenu de l'urgence et de la gravité de la situation depuis le mois de mars, "ils n'ont pas eu d'autre choix que d'être dans une très forte délégation" des responsabilités, selon Mme Tissier.

Durant la crise, les dirigeants sont "90% à dire que les salariés sont leur première force sur laquelle s'appuyer pendant la crise", constate aussi Philippe Mutricy, directeur des études chez Bpifrance.

Durant le reconfinement de novembre, les patrons n'ont par ailleurs pas déclaré de dégradation de leur forme physique et psychologique, qui est restée au même niveau qu'au mois de juillet, sans retrouver toutefois son niveau d'avant crise.

Enfin, la situation économique agit comme un révélateur de la plus ou moins bonne gestion des entreprises. Les mieux préparées en terme de collectif de travail, de comité de direction sont celles qui s'en sortent le mieux tandis que "celles qui étaient les plus en retard par rapport à nos thèmes précédents d'études sur le management, la gouvernance, sont celles qui souffrent le plus", détaille M. Mutricy.

OC avec AFP